Depuis les années 1990, et grâce aux évolutions informatiques,
la diffraction des rayons X s’est développée dans les laboratoires
académiques et dans l’industrie. L’apparition des premiers diffractomètres
de poudre industriels, combinés à la méthode de Rietveld, ont introduit
la technique dans les procédures de contrôle des procédés. Les synchrotrons
sont à l’origine de nombreux développements instrumentaux [P 2 700], dont nous bénéficions aujourd’hui en laboratoire.
La diffraction des rayons X sur poudre, ou plus généralement sur
des matériaux polycristallins, est très fréquemment utilisée : c’est
une technique non destructive, peu contraignante pour la préparation
des échantillons, et réalisable le plus souvent dans un environnement
non spécifique (sous air, à température et pression ambiante).
Elle sert principalement à identifier des matériaux variés, tels
que les minéraux, les polymères, les métaux, les ciments, les semi-conducteurs,
les céramiques, ou encore les médicaments. Elle est utilisée dans
les domaines du patrimoine [P 3 780], de l’énergie [IN 403] et des nanomatériaux [K 70]. Elle permet aussi :
de quantifier les phases cristallines ou amorphes en présence ;
de mettre en évidence des orientations cristallographiques
préférentielles (ou texture) ;
de décrire la morphologie, isotrope ou anisotrope, ainsi
que la taille des cristallites pour les nanopoudres ;
d’identifier...