L’hydrogène est considéré comme une des solutions pour contribuer
à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et à la transition
vers une économie bas-carbone, y compris dans le secteur du transport
de personnes et de marchandises. En France, ce secteur est responsable
à lui seul de près d’un tiers des émissions de CO
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. L’avantage clé
de l’hydrogène est son potentiel zéro-émission lors de son utilisation,
que ce soit dans une pile à combustible ou dans un moteur à combustion
interne (également appelé moteur thermique hydrogène).
Les points forts du moteur thermique hydrogène pour la mobilité
sont nombreux : densité massique et volumique de stockage d’énergie
par rapport aux solutions électriques à batterie ; autonomie ; rapidité
de recharge en énergie ; ou encore, robustesse vis-à-vis des conditions
ambiantes. Les secteurs d’application concernés sont ceux pour lesquels
les contraintes d’autonomie et de logistique sont les plus fortes :
transports dits lourds ; véhicules ou engins de chantiers et agricoles ;
véhicules de service ; sport automobile.
Le moteur thermique à hydrogène est de plus en plus intégré aux
feuilles de route des acteurs du domaine. Toutefois, cette solution
n’est pas sans défis à relever. Premièrement, pour que l’hydrogène
soit considéré comme une des solutions contribuant à la réduction
des émissions de gaz à effet de serre, il doit être lui-même issu
d’un procédé décarboné, ce qui constitue un des enjeux majeurs de
la filière. Deuxièmement, la pertinence du moteur thermique comme
solution technique réside dans sa maturité. Celle-ci s’appuie sur
une approche éprouvée et à coût maîtrisé. Cependant, l’adaptation
des technologies de motorisation existantes au carburant hydrogène
nécessite encore des investigations.
Après avoir établi le contexte de la mobilité décarbonée et de
la filière hydrogène, cet article se focalise sur l’utilisation de
l’hydrogène dans un moteur à combustion interne, sur les propriétés
physicochimiques à prendre en compte et sur leurs impacts sur les
technologies existantes, et, pour finir, sur quelques exemples d’applications
en cours de développement.