Tout processus énergétique consiste à établir des transferts de travail et de chaleur dans des appareils appropriés.
Dans les machines volumétriques, objets de différents articles de ce traité, cet échange d’énergie a lieu par déformations de capacités à l’intérieur desquelles le fluide est provisoirement emprisonné. Dans les turbomachines, les écoulements sont supposés permanents en première approximation, ce qui n’est pas le cas pour les machines volumétriques.
Les turbomachines — pompes, ventilateurs, compresseurs et turbines —, qui entraînent des débits de fluide plus grands que les machines volumétriques, jouent dans ces conversions d’énergie un rôle important d’échangeur de travail entre le fluide évoluant d’une part et un organe mécanique d’autre part. Ce dernier possède une partie en mouvement constituée d’un rotor muni d’ailettes. Par exemple, une turbine est un dispositif permettant d’extraire du travail sur un fluide lorsqu’il se détend depuis une haute pression jusqu’à une pression plus faible.
Les turbomachines de compression et de détente sont des machines dans lesquelles un fluide subit une transformation lors de son écoulement, en partie le long de conduits fixes formant le stator de la machine, et en partie le long de conduits mobiles appartenant au rotor, organe recevant ou transmettant la puissance mécanique selon le cas. Ces conduits offerts au fluide sont munis d’aubes. Dans une turbine, le rotor ou arbre d’entraînement transmet la puissance mécanique à un appareil récepteur qui peut être un alternateur, une pompe, un compresseur, etc. lequel utilise cette puissance à ses propres fins.
L’objectif de cet article est de présenter tout d’abord les différentes familles de turbomachines, leurs constituants, ainsi que les écoulements en leur sein. Dans un second temps, on rappelle les principes de base nécessaires à leur étude et à la compréhension de leur fonctionnement.
Cet article constitue le premier d’une série consacrée aux turbomachines
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