Si à l’origine le brochage n’était qu’une extension d’une opération de mortaisage concernant uniquement la simple réalisation de rainures de clavetage intérieur, le procédé va ensuite connaître améliorations et développements permettant d’obtenir toutes formes intérieures puis extérieures, parfois irréalisables par d’autres procédés.
Le brochage présente toujours une productivité et par suite un bilan économique le plaçant en tête par rapport aux autres procédés, cela dès que l’on aborde les moyennes et grandes séries. C’est ainsi que, dans beaucoup d’unités de production, il a pris le relais dans de nombreuses opérations réalisées auparavant par fraisage. C’est un procédé qui permet d’effectuer l’ébauche et la finition en une seule opération, d’obtenir formes et dimensions précises avec de très bons états de surface, enfin il assure une parfaite reproductibilité même après un nombre considérable de pièces brochées.
Pour fixer un ordre de grandeur, la part prise par les broches dans la totalité des dépenses en outils coupants affectés à l’usinage d’un groupe moteur‐boîte de vitesses automobile représente environ 15 % du total. Dans ce chiffre la part prise par les broches extérieures est » 55 %, celle prise par les broches intérieures » 35 % ; le reste, » 10 %, concerne les plaquettes et anneaux (ce dernier pourcentage est en augmentation suite à l’extension des nouveaux procédés de brochage au carbure, donc avec des plaquettes).
Nota :
Nous tenons à remercier les sociétés
Safety
et
Varinelli
(représentée en France par Dismo) pour leur contribution et la documentation fournie.