La technologie sodium-ion apparaît comme complémentaire aux systèmes d’accumulateurs Li-ion tout en s’inscrivant dans les politiques de développement durable. Nous décrivons dans cet article le principe de fonctionnement d’un accumulateur Na-ion, ainsi que les matériaux utilisés ou susceptibles de l’être, en tant que matériaux d’anode et de cathode. Du côté de l’électrode négative, le carbone dur reste le matériau le plus utilisé bien que d’autres matériaux d’insertion, d’alliage ou de conversion présentent un potentiel. Les matériaux d’électrode positive se classent en analogues du bleu de Prusse, matériaux polyanioniques et oxydes de métaux de transition.
Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.
Valérie PRALONG : Directrice de recherche - CNRS – CRISMAT – UMR 6508 ENSICAEN-UNICAEN-CNRS, Caen (France)
INTRODUCTION
Dans le cadre des politiques de développement durable, de nombreuses
technologies font l’objet de travaux de recherche scientifique dans
les laboratoires. Parmi ces technologies, les accumulateurs électrochimiques
de type batteries alcalins-ions se sont fait une place de choix dans
notre quotidien. Cela se traduit notamment par la démocratisation
de la batterie lithium-ion, largement déployée pour des applications
mobiles (téléphones et ordinateurs portables, véhicules électriques).
Toutefois, d’autres technologies complémentaires comme les batteries
sodium-ion se doivent d’être optimisées au regard du développement
incontournable d’un mix énergétique. Ces batteries apparaissent comme
des accumulateurs électrochimiques particulièrement intéressants pour
des applications stationnaires, notamment pour le stockage de l’énergie
intermittente (solaire, éolien). Les batteries Na-ion présentent notamment
l’avantage d’impliquer des éléments non critiques et écoresponsables
pour le développement des matériaux d’électrode qui restent toutefois
à optimiser.
Dans cet article, le principe de fonctionnement d’une batterie
Na-ion est explicité, et ses performances sont comparées à celles
de sa grande sœur Li-ion. Nous proposons ensuite une présentation
des matériaux d’électrodes négative et positive de ces batteries,
ainsi que la chimie du solide mise en jeu, au regard des connaissances
actuelles. Les anodes sont présentées selon les types de chimie qui
les sous‑tendent vis‑à-vis du sodium (réactions d’intercalation, d’alliage,
de conversion) ; pour les matériaux utilisés en tant que cathode,
une classification en fonction de la cristallochimie des phases est
fournie : analogues du bleu de Prusse, systèmes polyanioniques et
oxydes de métaux de transition.
Cet article est réservé aux abonnés
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92 % à découvrir.
(1) - GOIKOLEA (E.), PALOMARES (V.), WANG (S.), RUIZ
DE LARRAMENDI (I.), GUO (X.), WANG (G.), ROJO (T.) - Na-Ion Batteries Approaching
Old and New Challenges. - Advanced Energy
Materials, 10 (2020).
Le Cerema a publié une étude pour évaluer le gisement de chaleur fatale issue des eaux usées des stations d\'épuration grâce à la cloacothermie. Alors que cette...
Créée en 2017, l’entreprise bretonne Omexom se consacre au développement, à la fabrication et à l’installation de systèmes de stockage d’énergie à batteries. De...
Une semaine marquée par la montée des tensions technologiques et climatiques, où souveraineté industrielle et transition énergétique restent au cœur des enjeux.
*Rappel téléphonique réservé aux pays suivants : France métropolitaine, Belgique, Luxembourg, Monaco, Suisse.
Article avec quiz
Cette offre comprend des articles interactifs. Leurs quiz mettent en lumière les informations clés à retenir et valident leur acquisition : de lecteur à joueur, enrichissez vos connaissances.
Vous les repérez facilement grâce à ce pictogramme :