Le transport ferroviaire participe à la vie économique et industrielle depuis près de deux siècles (encadré
A
) dans la plupart des pays (cf. tableau
6
, page 14). Après avoir été le seul moyen de transport terrestre de masse pendant près d’un siècle, sa physionomie évolue très profondément. L’
électricité
a été et est toujours l’un des arguments majeurs de ce développement par les
atouts déterminants
qu’elle procure au chemin de fer :
en termes de
rendement énergétique
, il se classe au tout premier rang de par sa conception même : l’énergie de frottement au contact roue rail est le plus faible et la traction électrique renforce encore ce bilan ;
par rapport à l’
environnement
, il respecte – grâce à l’emploi de l’énergie électrique – une parfaite intégration, que ce soit en site urbain ou sur ligne à grande distance.
Il est intéressant, dans ce cadre, d’analyser les principales composantes – ou vecteurs – de ce qu’il faut appeler le «
système ferroviaire
». Cette approche est tout à fait transposable à tout autre système de transport : aérien, maritime ou routier.
Chacune de ses composantes utilise les applications de l’électricité ; c’est l’analyse que se propose le présent article, après avoir donné quelques repères historiques.
Parallèlement, tous les aspects du chemin de fer bénéficient de l’électricité : la climatisation des voitures, la signalisation lumineuse, la motorisation des aiguillages, etc.
L’évolution des transports est telle que la concurrence s’exerce à tous les niveaux. Dans ce cadre les atouts et les handicaps de chacun sont déterminants. Après une situation de monopole pour le transport des passagers comme celui du fret, jusque dans les années 1960, le chemin de fer se place dans les créneaux correspondant à ses
points forts
:
la
grande vitesse
s’est développée en Europe, aux États‐Unis et est à l’état de projets en Asie et en Australie ;
les
transports urbains
sous la forme de métros, réseaux suburbains, tramways, permettent la décongestion...