Effet de serre, réchauffement de la planète, fonte de la banquise
ou de tel glacier... toutes ces expressions sont maintenant entrées
dans le langage du grand public du fait de propos plus ou moins alarmistes
transmis par les médias. Les principales molécules à effet de serre
sont répertoriées et définies. On trouve, avec leur valeur de contribution :
la vapeur d'eau pour 55 %, le dioxyde de carbone (CO
2
)
pour 39 %, le méthane (CH
4
) 2 %, l'ozone (O
3
) 2 %, le protoxyde d'azote (N
2
O) 2 % ainsi que, dans
une moindre part, les halocarbones (chlorofluorocarbones (CFC), fréon,
perfluorométhanes) et l'hexafluorure de soufre (SF
6
)
[1]
. Certains auteurs ne prennent pas en compte
la vapeur d'eau et dans ce cas, bien sûr, les valeurs de répartition
sont différentes. Dans ce présent dossier, nous nous intéresserons
exclusivement au gaz carbonique dont l'augmentation dans l'atmosphère
est due en grande partie à l'activité humaine. La figure
1
, proposée par le
Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC),
donne une évolution cyclique sur une très longue durée, et une forte
croissance ces dernières années, de la teneur en gaz carbonique dans
l'atmosphère. En 2005, la teneur moyenne en CO
2
atmosphérique
était de 379,1 ppm soit une augmentation de 2,9 % par rapport à 1993.
Les conférences internationales de Rio et de Kyoto marquent une volonté
de réduction des polluants atmosphériques. En 1997, le protocole de
Kyoto impose aux 38 pays signataires de réduire de 5,2 % leurs émissions
de gaz à effet de serre d'ici la période 2008-2012. Dans ce contexte,
l'Union européenne a mis en place une directive, adoptée le 13 octobre
2003, prévoyant des quotas de rejets et des pénalités en cas de dépassement
des engagements. Dans une approche écologique et/ou réglementaire,
il est nécessaire de réduire les émissions de gaz à effet de serre
et en particulier les rejets de dioxyde de carbone
[2]