Dans toutes villes, on peut voir passer des trains, métros ou tramways arborant des graffiti. Même si ces inscriptions peuvent être perçus comme de l’art, ces dessins disgracieux doivent cependant être retirés rapidement. Cette course effrénée dans la publication sur Internet des graffiti placardés sur des matériels roulants neufs pose d’énormes problèmes aux industriels. Ces mêmes industriels ont dû réagir et trouver d’une part des solutions pour enlever facilement les graffiti, et d’autre part des systèmes de peinture ou films adhésifs résistant au retrait des graffiti et produits dégraffitants.
Ces graffiti sont réalisés à l'aide de plusieurs catégories de produits tels que les bombes aérosol, les feutres ou les encres. Les produits dégraffitants quant à eux sont très agressifs et leur nature chimique s’approche de celle des décapants peinture. Contrairement aux idées reçues, le graffiti n’a pas pour seule fonction de décorer ou d'exprimer une identité. Les produits utilisés pour réaliser les graffiti ont également pour objectif de dégrader les revêtements.
Il faut comprendre que dans le cadre de la problématique des graffiti, le but n’est pas d’empêcher de réaliser le graffiti par lui-même, mais plutôt de faciliter son retrait, avec pour objectif de laisser le moins possible de traces ou spectres sur les systèmes de peinture ou adhésif, et cela sans les dégrader. En effet, dans l'impossibilité de réaliser un graffiti, les délinquants peuvent choisir de dégrader d’autre parties du train (bri de vitres, casse, etc.). D’autres types de déprédation sont constatés tels que les rayures sur vitres ou jet d’acide chlorydrique sur les vitres frontales ou sur les aciers inoxydables.
Les développements et les recherches des industriels se sont orientés vers plusieurs solutions. Ces solutions différent selon qu’il s’agit d’appliquer un système de peinture et/ou adhésif neuf, ou de réaliser une protection antigraffiti sur un système de peinture et/ou adhésif en maintenance sur des matériels roulants en service.
Dans le premier cas, ce sont des véhicules en construction ou d’opérations de maintenance importante dans des installations conséquentes. Le but de cette intervention est d’appliquer un système de peinture et/ou adhésif neuf intégrant une protection antigraffiti.
Dans le second cas, les installations permettant d’appliquer une protection antigraffiti seront plus limitées et les délais de réalisation plus courts. Le but d’une telle intervention est donc de préserver le système de peinture d’origine et d’y apposer une protection antigraffiti.
Les techniques utilisées et développées dans cet article sont de natures différentes et intègrent l’aspect hygiène et sécurité...