6. Conclusion
La simulation en sciences des matériaux a atteint un degré de maturité permettant son utilisation à des fins prédictives y compris au niveau industriel. Elle reste toutefois soumise à des limitations qui ne permettent pas de la considérer comme un outil autonome. En particulier, le fait qu'un modèle puisse être tout à fait satisfaisant (c'est-à-dire être capable de représenter précisément des phénomènes observés) ne prouve pas obligatoirement que les hypothèses scientifiques formulées soient correctes. En fait la question est « non pas de savoir si un modèle est correct ou pas », mais d'apprécier son apport dans un processus de compréhension progressive du système et de ses comportements, motivés par un ensemble de questions initialement explicitées.
Le laboratoire numérique du modèle est souvent trop complexe pour accéder aux réels mécanismes d'un phénomène simulé....
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