L
e poids économique de la documentation
De nombreuses entreprises investissent pour réduire leurs coûts de production.
La documentation fait partie du produit (selon la directive Machines (2006/42/CE) et pourtant, elle ne bénéficie pas de la même attention – notamment en France. Produire la documentation mobilise d’importantes ressources (humaines). Toute montée en charge est directement dépendante du recrutement et de la formation.
Une grande majorité des employé.e.s dispose de licence d’une suite bureautique. Au niveau mondial, ce marché pèse 25 milliards USD en 2021 (selon une étude Statistica). Ces outils font tellement partie du paysage que leur utilisation n’est que très peu discutée. Peu d’organisations ont une idée précise des coûts consacrés à cette activité.
Ce simple calcul permet de se rendre compte du budget mobilisé pour cette réalisation : temps consacré à cette activité par employé × nombre d’employés × nombre de jours travaillés × taux horaire.
Le budget d’une équipe de 3 personnes produisant des documents 4 h/jour à 50 €/h est de 130 200 €/an.
Outre le coût financier, cet effort – pas toujours passionnant – pénalise le développement d’autres activités dans ce domaine (publication web...) ou dans d’autres (développement de Services Après-Vente, formation...).
La documentation, le côté obscur du produit
La documentation est obligatoire pour mettre en service ou exporter des équipements. C’est parfois un jalon de paiement. La dématérialisation a permis de réduire les temps d’échanges de supports physiques. Néanmoins, constituer la documentation reste une source de stress pour les organisations, avec de forts enjeux financiers : refuser un paiement en invoquant l’insuffisance de la documentation est très facile. Réaliser un test de performance sur un appareil nécessite bien plus de moyens.
La rédaction structurée regroupe des méthodes de rédaction (le minimalisme), des technologies (XML) et des outils pour produire plus rapidement et de manière plus fiable toutes sortes de documents (notices, contrats, manuels…).
Alors que la majorité de la documentation est produite avec des outils bureautiques, de CAO ou de PAO, le principal format d’usage reste le pdf – notamment parce qu’il est difficilement éditable.
Cette finalité implique donc des changements de formats de la documentation durant son cycle de vie avant une mise à disposition de l’information :