XML (eXtensible Markup Language) est une méthode universelle de
représentation textuelle
de données structurées selon une syntaxe normalisée. XML a été conçu pour permettre d’échanger et de stocker des données indépendamment des programmes ou des processus qui les produisent, et de les produire indépendamment des programmes ou des processus qui les utilisent.
La notion de représentation sous forme
textuelle
, c’est-à-dire sous la forme séquentielle d’un flux de caractères balisé, s’oppose ici à celle de représentation
binaire
. XML a été développé sous l’égide du World Wide Web Consortium (W3C) depuis fin 1996 ; le langage XML, c’est-à-dire l’ensemble des règles de syntaxe régissant la représentation balisée de l’information, est défini très précisément dans une recommandation du W3C
[1]
dont la version 1.0 est datée du 10/02/98. (Une seconde édition de cette spécification, corrigeant certaines erreurs rédactionnelles, a été publiée le 6/10/00).
Par convention, on appelle
document XML
le résultat de cette représentation, même dans les cas où le flux textuel balisé n’a aucun caractère narratif et n’est en rien destiné à être appréhendé par un lecteur humain après mise en forme sur un média. Si XML a de nombreuses applications dans le monde documentaire, héritées de son ancêtre SGML
[2]
, il est également applicable à une large variété de problèmes concernant la représentation, l’échange et le traitement de données structurées hors du champ documentaire. On peut utiliser XML pour représenter un extrait de base de données, une feuille de calcul, l’ensemble des paramètres de configuration d’une application informatique, les flux de données échangés lors de transactions financières, les données complexes d’un système d’information géographique, des graphiques, etc. XML a ainsi vocation à devenir le format d’échange universel pour les flux de données structurées qui transiteront, dans des volumes sans cesse croissants, sur le World Wide Web.