La biométrie, apparue au XIX
e
siècle, est partie prenante dans les évolutions techniciennes du XXI
e
siècle. Selon le Petit Robert, la biométrie est « la science qui étudie, à l’aide des mathématiques (statistiques, probabilités), les variations biologiques à l’intérieur d’un groupe déterminé ». À la question « Qu’est-ce que la biométrie ? », Actronix partait d’un constat : il existe trois moyens d’identification d’une personne : la possession (carte, badge), la connaissance (le mot de passe), la biométrie. Ce constat conduit à une définition : « La biométrie permet l’identification d’une personne sur la base de caractères physiologiques ou de traits comportementaux automatiquement reconnaissables et vérifiables ».
L’industrie classe les systèmes biométriques en deux catégories : la biométrie morphologique ou physiologique, et la biométrie comportementale. La biométrie morphologique distingue les empreintes digitales, la forme de la main, la forme du visage, de la rétine et de l’iris de l’œil, le contour du lobe de l’oreille, le contour des lèvres, etc. La biométrie comportementale identifie certains comportements d’une personne physique comme le tracé de la signature, l’empreinte de la voix, de la démarche, la façon de taper sur un clavier. Les autorités de régulation des données à caractère personnel, telles que la CNIL en France, reprennent ces distinctions, auxquelles elles ajoutent l’analyse du sang, les odeurs et d’autres éléments, puisque les recherches en biométrie sont, au XXI
e
siècle, bien supportées par les entreprises, aidées de logiciels, avec un excellent retour sur investissement, un bon taux de faux rejet et de fausse acceptation.
Par ailleurs, les données biométriques sont aussi des données à caractère personnel, et des données sensibles, depuis le Règlement général sur la protection des données, entré en vigueur dans l’Union européenne le 25 mai 2018, et succédant à la directive 95/46 du 24 octobre 1995. Le comité sur la protection des données et les organismes régulateurs nationaux doivent veiller à ce qu’il existe un principe de proportionnalité entre la technologie biométrique choisie et la finalité poursuivie.
Les technologies biométriques, d’abord développées en Europe et en Amérique, ont gagné tous les États, notamment ceux de l’Asie.
Les finalités initiales des techniques biométriques étaient la gestion (par exemple, reconnaissance palmaire pour les cantines scolaires au Royaume-Uni et en France) et la sécurité. Dans la troisième décennie du XXI
e
siècle, la finalité sécuritaire est prééminente, comme dans...