INTRODUCTION
Rappelons les différentes fonctions demandées conjointement à une suspension de machine :
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supporter le poids de l’ensemble suspendu, moyennant une déflexion permanente dite statique ;
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assurer la connexion d’éléments tels que les arbres de transmission (accouplements élastiques), les lignes de fluides (manchons élastiques, flexibles d’échappements...), etc. ;
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compenser les effets des vibrations, corriger les désalignements, rattraper les jeux ;
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absorber les efforts transitoires, les à-coups, les chocs, en étalant la restitution d’énergie ;
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amortir l’énergie vibratoire en la dégradant en chaleur du fait de la structure moléculaire de l’élastomère choisi ;
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découpler la machine de son environnement pour minimiser la propagation des vibrations et la génération de bruit par les structures environnantes à moins qu’il ne s’agisse du cas inverse où l’on souhaite se protéger d’une machine voisine générant de fortes vibrations, ou d’un environnement susceptible de générer des chocs (séismes), etc. 3
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Pour assurer de manière fiable et durable toutes ces fonctions, on aura donc tout avantage à employer des composants de suspension déjà industrialisés.
La première impression qui peut se dégager de la consultation des catalogues des principaux manufacturiers d’éléments de découplage
[Doc. B 5 142] est la très grande diversité des concepts et des formes. Enjeu parfois de très grandes séries (supports pour le marché automobile en particulier), l’inventivité des industriels est basée à la fois sur les progrès de la maîtrise des élastomères et de leur mise en œuvre (en particulier l’adhésion des élastomères sur les embases métalliques), sur une politique de protection industrielle et de brevets – donc aussi de contournement de brevets – tout comme sur le recours à des perfectionnements subtils de la géométrie ou des concepts amortissants pour en accroître les performances.
Sans prétendre à l’exhaustivité, le paragraphe 1
vise à familiariser le lecteur aux diverses formes de base, à leurs avantages spécifiques et donc, avant tout, à guider la présélection des composants les plus adéquats. Il donne une place prépondérante aux supports élastiques qui représentent la majeure partie des applications. Le paragraphe 2
traitera de l’étape finale de sélection des éléments requis en fonction de l’analyse très précise de l’application.
Le lecteur se reportera utilement à l’article Isolation antivibratoire et antichoc. Définitions. Principes physiques, ainsi qu’à l’article
[R 3 140] Vibrations des structures industrielles dans le traité Mesures et Contrôle.
L’auteur remercie particulièrement la société Lord SA pour lui avoir permis d’utiliser largement sa documentation technique dans cet article.
