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Mode d’action des inhibiteurs de corrosion
Inhibiteurs de corrosion
COR1005 v1 Article de référence

Mode d’action des inhibiteurs de corrosion
Inhibiteurs de corrosion

Auteur(s) : Christian FIAUD

Date de publication : 10 juil. 1990 | Read in English

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1 - Généralités sur l’utilisation des inhibiteurs de corrosion

  • 1.1 - Conditions d’utilisation
  • 1.2 - Fonctions essentielles
  • 1.3 - Utilisations industrielles courantes

2 - Mode d’action des inhibiteurs de corrosion

3 - Classes d’inhibiteurs

  • 3.1 - Inhibiteurs organiques
  • 3.2 - Inhibiteurs inorganiques
  • 3.3 - Inhibiteurs particuliers

4 - Méthodes d’étude des inhibiteurs de corrosion

  • 4.1 - Mesure du potentiel de corrosion
  • 4.2 - Tracé des courbes stationnaires intensité-potentiel
  • 4.3 - Mesure de la résistance de polarisation par le tracé de la courbe I = f (E ) au voisinage du potentiel de corrosion
  • 4.4 - Spectroscopie d’impédance électrochimique

5 - Modes d’expression de l’efficacité d’un inhibiteur de corrosion

6 - Conclusion

Sommaire

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Auteur(s)

  • Christian FIAUD : Docteur ès Sciences Physiques - Professeur à l’Université Pierre et Marie Curie - Laboratoire de Corrosion de l’École Nationale Supérieure de Chimie de Paris

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INTRODUCTION

Un inhibiteur de corrosion est un composé chimique qui, ajouté à faible concentration au milieu corrosif, ralentit ou stoppe le processus de corrosion d’un métal placé au contact de ce milieu.

Une telle définition ne saurait être parfaite ; elle évite cependant de considérer comme inhibiteurs des additifs qui, tout en répondant à la seconde condition (diminution de la vitesse de corrosion), ne remplissent pas la première (par exemple, l’ajustement du pH par addition de base ou d’acide ne constitue pas un moyen d’inhibition au sens de la définition). À l’inverse, certains composés, qui devraient être exclus en toute rigueur par la définition, peuvent cependant être considérés comme des inhibiteurs (additifs consommant de l’oxygène = scavengers). Enfin, le sens donné par cette définition au terme inhibiteur interdit que l’inhibition de la corrosion soit interprétée dans un sens trop sémantique comme le ralentissement, par quelque moyen que ce soit, du processus de corrosion d’un métal (exemple de l’incorporation d’un élément d’alliage dans un métal : le chrome n’est pas un inhibiteur du fer lorsqu’il entre dans la composition d’un acier inoxydable).

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-cor1005

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2. Mode d’action des inhibiteurs de corrosion

Il n’existe pas de mode d’action unique des inhibiteurs de corrosion. Un même composé aura d’ailleurs souvent un mécanisme d’action qui sera fonction du système de corrosion (métal + solution) en présence duquel il se trouvera. Nous établirons d’abord quelques généralités sur le comportement des inhibiteurs, qui seront étayées par quelques exemples ponctuels, puis nous examinerons plus en détail les grandes classes d’inhibiteurs.

2.1 Généralités

Quel que soit le mécanisme exact par lequel chaque inhibiteur agit dans les conditions dans lesquelles il est placé, il existe un certain nombre de considérations de base valables pour tous les inhibiteurs :

  • la corrosion étant un processus essentiellement électrochimique, l’action de l’inhibiteur ne peut se faire qu’au niveau d’une des étapes des réactions élémentaires (transport d’espèces en solution, formation d’intermédiaires superficiels, adsorption des espèces à la surface des phases solides, transfert de charge électronique) ;

  • l’intervention de l’inhibiteur dans le processus de transport des espèces électroactives (oxygène, protons, produits de réaction) au sein de la solution étant peu probable, le mécanisme d’action d’un inhibiteur est le plus souvent à rechercher au voisinage immédiat de la surface (au contact du métal ou dans la zone contiguë à celle-ci).

On peut concevoir l’action de l’inhibiteur comme :

  • l’interposition d’une barrière entre le métal et le milieu corrosif ; dans ce cas, qui est essentiellement celui des milieux acides, le rôle de l’adsorption du composé à la surface sera primordial ;

  • le renforcement d’une barrière préexistante, en général la couche d’oxyde ou d’hydroxyde formée naturellement en milieu neutre ou alcalin. Ce renforcement pourra consister en une extension de l’oxyde à la surface, ou en la précipitation de sels aux endroits faibles de l’oxyde, ces sels étant des produits de corrosion ;

  • la formation d’une barrière par interaction entre l’inhibiteur et une ou plusieurs espèces du milieu corrosif, ce type de mécanisme étant également spécifique des milieux neutres ou alcalins.

Il est clair,...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) -   Comptes rendus des symposiums européens de Ferrare sur les inhibiteurs de corrosion  -  (1962 – 1966 – 1970 – 1975 – 1980 – 1985 – 1990).

  • (2) - ROZENFELD (I.L.) -   Corrosion inhibitors.  -  McGraw-Hill (1981).

  • (3) - NATHAN (C.C.) -   Corrosion Inhibitors.  -  NACE (1973).

  • (4) - HEITZ (E.) -   Monitoring corrosion inhibition in practice.  -  4e symposium européen sur les inhibiteurs de corrosion, Ferrare, p. 432 (1975).

  • (5) - HAUSLER (R.H.) -   Corrosion inhibition in the presence of corrosion product layers.  -  6e symposium européen sur les inhibiteurs de corrosion, Ferrare, p. 41 (1985).

  • (6) - DABOSI (I.), DESLOUIS (C.), DUPRAT (M.), KEDDAM (M.) -   Corrosion inhibitions study of a carbon steel in neutral chloride solutions by impedance techniques.  -  J. Electrochem. Soc., 130 4,...

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