Avant même de classer, suivant certains critères ou certaines spécifications, un ensemble d’objets complexes, il faut être capable de dire ce qui peut
unir
tous ces objets dans un même ensemble, et ce qui les
sépare
du reste du monde. Bien entendu, lorsque les distinctions s’affinent, la détection de frontières inattaquables entre sous‐groupes devient de plus en plus malaisée, et il n’est pas rare d’entendre que tel animal, que des spécialistes avaient attribué à telle race ou telle espèce, devait, en fait, être considéré comme appartenant à telle autre. Le phénomène est particulièrement patent, par exemple, pour ce qui relève des animaux fossiles disparus de nos jours.
En ce qui concerne les robots, nous devons donc commencer par leur établir une « carte d’identité » qui amène à reconnaître certains objets comme ayant le « droit » de se nommer robots. Après quoi, il s’agira de découvrir les critères permettant de les séparer en divers groupes ayant chacun leur unité propre. Disons, dès maintenant, que ces deux problèmes ne sont pas simples et qu’ils ne sont pas résolus de manière satisfaisante aujourd’hui, en dépit de l’existence de certaines définitions normalisées et de certaines classifications proposées par des spécialistes.