Propriétés et applications de l’astate en médecine nucléaire

Ajouter à la bibliothèque

IN225 V1 Recherche et innovation

Propriétés et applications de l’astate en médecine nucléaire

Auteur(s) : François GUÉRARD

Date de publication : 10 novembre 2018 | Read in english

Ajouter à la bibliothèque Ajouter à la bibliothèque

Logo Techniques de l'Ingenieur Cet article est réservé aux abonnés
Pour explorer cet article plus en profondeur Consulter un extrait gratuit

Déjà abonné ?

Présentation

RÉSUMÉ

L’astate-211 est un isotope radioactif émetteur de particules alpha hautement énergétiques. En association avec un vecteur approprié, il peut être injecté au patient pour être transporté au contact des tumeurs afin de les irradier pour les détruire tout en préservant les tissus sains environnants. Pour y parvenir, il convient de maîtriser les étapes chimiques permettant de coupler l’astate à la biomolécule vectrice, ce qui se révèle être un réel challenge étant donné les difficultés à comprendre le comportement chimique de cet élément. Plusieurs preuves de concept ont pourtant permis de démontrer le fort potentiel de ce radionucléide pour des applications prometteuses en oncologie nucléaire.

Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.

Lire l'article

AUTEUR(S)

  • François GUÉRARD : Chargé de recherche au CNRS CRCINA, Inserm, CNRS, Université d’Angers, Université de Nantes, Nantes, France - Équipe d’oncologie nucléaire

 INTRODUCTION

Découvert en 1896 par Henry Becquerel, le phénomène de la radioactivité et des rayonnements ionisants qui y sont associés fut rapidement exploité à des fins thérapeutiques avec le développement de la curiethérapie. Un isotope radioactif ou radioisotope génère lors de sa désintégration une particule et/ou un rayonnement électromagnétique de haute énergie pouvant générer des dégâts irréparables aux cellules tumorales environnantes, conduisant à leur mort. Depuis les prémices de la médecine nucléaire où la source radioactive était directement implantée dans la tumeur à l’aide d’une aiguille, la discipline a évolué vers une utilisation plus fine appelée radiothérapie vectorisée pour laquelle le radioisotope est fixé à un vecteur spécifique du type de tumeur à cibler avant d’être injecté au patient. Par cette approche, même les tumeurs enfouies en profondeur et les tumeurs de taille microscopique peuvent en principe être traitées tout en épargnant les tissus sains environnants. Pour ce faire, selon le type de tumeur à traiter, une parfaite adéquation entre le choix du radioisotope et du vecteur doit être trouvée.

Les particules alpha émises lors d’une désintégration radioactive sont les plus énergétiques et les plus létales pour les cellules, mais elles ne pénètrent que de quelques dizaines de micromètres dans les tissus biologiques. Pour cette raison, les émetteurs de particule α s’avèrent efficaces pour le traitement des microtumeurs rencontrées dans le cadre d’une maladie résiduelle après un traitement classique, ou lorsque la maladie évolue vers un cancer à micrométastases ainsi que dans le cas des cancers hématologiques qui s’expriment par la production de cellules tumorales circulant de façon isolée. L’irradiation étant extrêmement localisée, les cellules saines environnantes sont épargnées. Un nombre limité d’ émetteurs de particules alpha d’intérêt pour la médecine nucléaire a été identifié. Parmi eux l’ astate-211 présente des caractéristiques physiques des plus intéressantes pour ce type d’applications : une demi-vie de 7,2 h, ce qui est adapté à la demi-vie biologique d’un grand nombre de vecteurs, et deux branches de décroissance conduisant chacune à l’émission d’une particule α. Encore, faut-il disposer de méthodes chimiques appropriées pour constituer le couple radionucléide-vecteur qui formera le radiopharmaceutique administrable au patient. Mais, malgré la découverte de l’astate datant des années 1930, sa chimie reste difficile à appréhender, la principale raison étant l’absence d’isotopes stables, ce qui complique l’étude des...

Cet article est réservé aux abonnés
Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92 % à découvrir.

Cet article est réservé aux abonnés Consulter un extrait gratuit

Déjà abonné ?


MOTS-CLÉS

Radiothérapie vectorisée   |   Emetteurs de particules alpha   |   Radiopharmaceutiques

DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)

https://doi.org/10.51257/a-v1-in225

Lecture en cours
Propriétés et applications de l’astate en médecine nucléaire

Article inclus dans l'offre

"Technologies pour la santé"

( 131 articles )

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Services

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir le détail de l'offre

Dans les ressources documentaires

Méthodes de datation radiométrique

La datation apporte une information essentielle pour situer certains événements et comprendre nos origine...

Émission X induite par particules chargées (PIXE) : théorie

La technique d'analyse PIXE est une méthode d’analyse multiélémentaire très sensible, qui repose sur l’ut...

Émission X induite par particules chargées (PIXE) : applications

La technique d'analyse PIXE est en théorie facile à mettre en œuvre. La pratique est plus complexe et rep...

Analyse par activation

L‘analyse par activation est une méthode d’analyse exclusivement élémentaire . Sa mise en œuvre consiste...

Tous les livres blancs
Toutes les actualités

Inscrivez-vous aux newsletters !

Contactez-nous