La fin du XX
e
siècle n’aura pas vu que des évolutions négatives. La prise de conscience de la notion d’écologie au sens noble est une des avancées les plus notables. Malgré le nombre des adeptes du NIMBY (not in my backyard), la
globalisation
de la prise en compte de la pollution et de l’environnement a largement progressé dans les esprits (il ne faut pas confondre « globalisation », qui conduit à une réelle responsabilité ainsi qu’à une approche mature des problèmes, avec « mondialisation », qui est une dérive perverse d’un système économique unique et a bien souvent pour conséquences l’inverse de celles de la globalisation). C’est ainsi que l’on s’est donné pour ligne de conduite de
« penser globalement et d’agir localement »
.
Cette prise de conscience environnementale et cette stratégie se trouvent particulièrement bien illustrées par l’assainissement non collectif.
Chacun en effet commence à penser que la pollution n’est pas le seul fait de l’autre. Bien sûr, « l’autre » pollue toujours plus que « moi ». Mais notre individualisme forcené actuel, hérité de J.J. Rousseau, ne nous fait plus perdre de vue que, même « moi », je pollue un peu autour de moi ou un peu plus loin, cet « un peu plus loin » que la relativité — via la vitesse des communications — a réduit à « à côté de moi ». La relativité, associée au Rousseauisme, ont eu cette conséquence inattendue et bénéfique.
La stratégie se retrouve dans les éléments suivants :
la
directive européenne du 21 mai 1991
sur les eaux usées, a défini des zones sensibles, moins sensibles et normales ; elle a de plus fixé une date butoir, décembre 2005, pour adapter les équipements de collecte et de dépollution dans les zones sensibles notamment. Cette définition globale est donc relayée par des études plus locales, et des actions encore plus locales ;
la
loi 92.3 du 3 janvier 1992
, ainsi que ses décrets d’application et les arrêtés subséquents, fixe un cadre global, et en particulier la notion de commune ou de groupement de communes responsables ; il en découle un zonage global sur le territoire concerné, puis des actions locales. Parmi ces actions locales, l’assainissement non collectif tient une place importante, plus importante qu’il n’en a jamais eu.
Dans le texte qui suit, on pourra constater combien la réglementation a évolué depuis une quinzaine d’années, et combien le sérieux de l’assainissement non collectif, ainsi que de ses contrôles au cours des phases...