AUTEUR(S)
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Catherine LANG LAIS
: Ingénieur civil des mines - Chef de service à Isover Saint-Gobain - Centre de recherches industrielles de Rantigny
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Sorïn KLARSFELD
: Docteur de l’Université de Paris - Ancien chef de laboratoire à Saint-Gobain Recherches
INTRODUCTION
La production et les performances des isolants thermiques ont marqué des importants progrès ces dernières décennies et en particulier à partir des années 1970. Le nombre d’isolants disponibles sur le marché et, en particulier, d’isolants légers a augmenté et leurs propriétés thermiques et d’aptitude à l’emploi ont été sensiblement améliorées.
Trois facteurs qui ont joué un rôle important dans la réalisation de ces progrès peuvent être mentionnés :
l’évolution rapide et l’
amélioration des technologies de fabrication
des isolants avec une augmentation des productivités et réduction des coûts ;
l’approfondissement des connaissances sur les
bases physiques
du fonctionnement des isolants ;
la mise en place d’un
système de contrôle de qualité
pour garantir les propriétés des produits manufacturés, d’une part, par l’
élaboration de normes
pour définir et quantifier les propriétés des isolants (spécifications) et fixer les méthodes de mesure (la mise au point d’appareils et matériaux de référence, en particulier pour les mesures de conductivité thermique) et, d’autre part, par l’organisation d’un ensemble de
procédures de contrôle
de fabrication et de
certification
de produits, comme le programme ACERMI en France, pour assurer des produits de hautes performances techniques.
Malgré les progrès mentionnés, on ne peut pas dire que l’effort de recherche et de développement dans le domaine des isolants thermiques a été affaibli. En effet, les différentes tendances relevées à l’heure actuelle qui ouvrent de nouvelles perspectives sont notamment :
l’extension du domaine d’utilisation des superisolants, en particulier les nanomatériaux et les isolants sous vide dans le domaine de la température ambiante et du bâtiment (double vitrage de haut pouvoir isolant, paroi transparente, etc.) ;
le développement d’applications spécifiques des isolants, par exemple l’isolation dynamique réunissant à la fois l’utilisation des isolants à hautes performances, l’inertie thermique des bâtiments et les apports solaire ;
l’étude de nouveaux gaz interstitiels de basses conductivités thermiques, non nuisibles à la couche d’ozone atmosphérique ;
une meilleure maîtrise de la structure morphologique de la matrice solide des isolants (contrôle de l’anisotropie et répartition de...
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Isolation thermique à température ambiante. Propriétés