Sommaire
1. Données
2. Armatures longitudinales
3. Ancrages des armatures dans les appuis
4. Répartition des armatures transversales
5. Plan de ferraillage
6. Limitation des contraintes (EC2 art. 7.2)
7. Calcul de l’ouverture des fissures (EC2 art. 7.3.4)
8. Calcul des flèches (EC2 art. 7.4)
9. Formulaire
Pour en savoir plus
Depuis mars 2010, les normes NF EN 199X, appelées Eurocodes, remplacent
progressivement les règles nationales dans le dimensionnement des
structures (avant-propos de tous les Eurocodes). Les périodes de transition
accordées par les autorités publiques françaises, entre le précédent
corpus national (PS92, DTU FB) et le référentiel des Eurocodes, se
sont achevées en 2014 pour les règles de calculs parasismiques et
pour les méthodes de justification de la résistance au feu des structures
(voir l'Arrêté du 22 octobre 2010 modifié et l'Arrêté du 22 mars 2004 modifié).
La connaissance des Eurocodes est donc désormais obligatoire pour
ceux qui pratiquent le dimensionnement des structures, et particulièrement
l'Eurocode 2, pour le dimensionnement des structures en béton.
Par rapport aux règles BAEL, l'Eurocode 2 marque une exigence
accrue vis-à-vis de la durabilité : classes d'expositions, classes
structurales, calcul de l'enrobage nominal, calcul de l'ouverture
des fissures, sont autant de nouveautés pour le concepteur.
Dans ce contexte, l'utilisation de l'ELS quasi permanent, qui
correspond à des charges de longues durées d'application, est renforcé,
notamment pour le calcul de l'ouverture des fissures et le calcul
de la flèche. Le coefficient d'équivalence est à calculer pour chaque
élément en fonction, entre autres, de l'hygrométrie ambiante et de
la surface d'échange potentielle avec le milieu extérieur. Ce calcul
est complexe, mais traduit beaucoup mieux le phénomène de fluage du
béton, et conduit généralement à adopter une valeur supérieure au
n
= 15 du BAEL.
À l'ELU, le changement principal concerne l'inclinaison variable
des bielles de béton comprimé sous effort tranchant, qui peut permettre
d'engendrer des gains substantiels sur la quantité d'armatures transversales.
Le calcul des longueurs d'ancrages et des longueurs de recouvrements
est également beaucoup plus complexe qu'au BAEL, puisqu'il fait intervenir
jusqu'à six paramètres !
Par conséquent, l'ingénieur peut se trouver désemparé devant toutes...