Fondations profondes

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C248 V3 Article de référence

Fondations profondes

Auteur(s) : Roger FRANK, Fahd CUIRA, Sébastien BURLON

Date de publication : 10 décembre 2019 | Read in english

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RÉSUMÉ

Cet article expose les méthodes géotechniques de dimensionnement des fondations profondes, notamment celles introduites dans la pratique française par l’approche aux états limites formalisée par l’Eurocode 7 sur le « Calcul géotechnique » et la norme française d’application pour les fondations profondes NF P 94-262. Cette norme a notamment modifié les règles de calcul de la capacité portante des fondations profondes, par rapport aux textes réglementaires précédents (Fascicule 62-Titre V du CCTG et DTU 13.2).

Après la description des divers types de fondations profondes et des rappels concernant les calculs aux états limites, cet article aborde les méthodes pressiométrique et pénétrométrique de calcul de la capacité portante et du comportement des pieux sous efforts transversaux.

Divers autres aspects sont également traités : évaluation du tassement des fondations profondes, prise en compte du frottement négatif et des poussées transversales et les effets de groupe.

Enfin, les justifications à mener selon la norme NF P 94-262 sont décrites.

Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.

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AUTEUR(S)

  • Roger FRANK : Professeur honoraire - École nationale des ponts et chaussées

  • Fahd CUIRA : Directeur scientifique - Terrasol (Groupe Setec)

  • Sébastien BURLON : Directeur d’études - Terrasol (Groupe Setec) - Cet article est une mise à jour de la précédente édition publiée en 1995.

 INTRODUCTION

Il existe deux grands modes de transmission des charges des constructions aux couches de sol sous-jacentes : par fondation superficielle et par fondation profonde. Le mot « fondation » est pris dans cet article au sens de l’élément de la construction (en béton armé ou acier, le plus généralement). Il peut, dans certaines conditions, signifier les couches de sol elles-mêmes (sur lesquelles ou au travers desquelles on entend précisément « fonder » la construction).

Les fondations superficielles sont, par définition, les fondations qui reposent sur le sol ou qui n’y sont que faiblement encastrées. Ce sont les semelles, radiers, etc. .

Lorsque les sols près de la surface n’ont pas les propriétés mécaniques suffisantes pour supporter les charges par l’intermédiaire de fondations superficielles, ou que sa résistance est trop faible, ou bien que les tassements prévus sont préjudiciables à la construction, on fait appel à des fondations profondes ou semi-profondes. Les fondations profondes (fondations sur pieux, essentiellement) sont celles qui permettent de reporter les charges dues à la construction qu’elles supportent sur des couches situées depuis la surface jusqu’à une profondeur variant de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres. Dans le calcul de la capacité portante des pieux, il y a donc lieu de considérer, en plus de la résistance du sol sous la base, la résistance du sol sur les parois latérales, c’est-à-dire le frottement « axial » le long du fût des pieux.

Les barrettes sont des parois moulées porteuses qui, bien que de forme différente et faisant appel à une technique particulière, ont un mode d’exécution et un comportement généralement comparable à ceux des pieux forés.

Entre les deux extrêmes, fondations superficielles et fondations profondes, on distingue les fondations semi-profondes dont la base se trouve relativement près de la surface, mais pour lesquelles le frottement axial ne peut être négligé : il s’agit des puits et pieux courts ou des barrettes de faible profondeur et de la plupart des caissons. Il n’y a pas de méthode de calcul propre à cette catégorie de fondations qui ne constitue que des cas particuliers ; il faudra adapter, suivant les cas, les méthodes retenues pour les fondations superficielles ou pour les fondations profondes. On sera notamment guidé par le mode d’exécution ou de mise en œuvre, proche de celui d’une fondation...

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MOTS-CLÉS

normes   |   géotechnique   |   fondations   |   tassements

VERSIONS

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DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)

https://doi.org/10.51257/a-v3-c248

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