Ce chapitre est une refonte de la précédente édition rédigée par François Bourges et Roger Frank.
Les fondations profondes sont celles qui permettent de reporter les charges dues à l’ouvrage qu’elles supportent sur des couches situées depuis la surface jusqu’à une profondeur variant de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres, lorsque le sol en surface n’a pas une résistance suffisante pour supporter ces charges par l’intermédiaire de fondations superficielles (semelles ou radiers : cf. chapitre spécialisé dans ce traité
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Pour le calcul, les deux types de fondations (profondes et superficielles) se différencient essentiellement par la prise en compte d’un frottement sur les parois latérales de la fondation.
Pour les fondations profondes, le mode de travail et l’interaction avec le sol environnant conduisent à introduire la notion de profondeur critique
3.1.3.4
, mais qu’on peut définir, en première approximation, comme le niveau au-dessous duquel, en sol homogène, la résistance sous la base n’augmente plus. Les fondations profondes, stricto sensu, ont leur base située au-dessous de cette profondeur critique : ce sont les pieux, les puits et les barrettes.
Les barrettes sont des parois moulées porteuses, qui bien que de forme différente et faisant appel à une technique d’exécution particulière, ont en général un comportement comparable à celui d’un pieu moulé en place sans tubage
1.2
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Entre les deux extrêmes, fondations...