10. Conclusion
Découvert tardivement et longtemps réservé, en raison de son coût,
à l’orfèvrerie et au luxe, l’aluminium est devenu en un peu plus d’un
siècle le premier des métaux non ferreux et le deuxième de tous les
métaux, derrière l’acier. Cette ascension tient à une combinaison
de propriétés sans équivalent : une faible masse volumique, une bonne
tenue naturelle à la corrosion grâce à sa couche d’alumine, et la
possibilité, par alliage puis traitements thermiques ou mécaniques,
d’atteindre des résistances comparables à celles des aciers trempés.
La richesse de l’article tient précisément à cette adaptabilité.
Le jeu des huit familles d’alliages, des états de livraison et des
traitements de durcissement permet d’ajuster finement les caractéristiques
du métal à chaque usage, de la construction au transport en passant
par l’aéronautique et la cryogénie. À cette souplesse métallurgique...
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