La mise en place de réseaux enterrés, en sites urbains ou en franchissement d’obstacles naturels ou artificiels, sont des problèmes qui se posent de plus en plus aux ingénieurs. La solution n’est pas toujours très simple compte-tenu des contraintes environnementales.
La plupart du temps, les réseaux de fluides sont installés en site propre, c’est-à-dire que chaque réseau est posé de manière isolée en terre ou en aérien pour ne pas interférer avec les autres réseaux.
Des expériences furent réalisées pour permettre la réduction des coûts de maintenance, en faisant cohabiter plusieurs réseaux dans un même ouvrage. La première fut réalisée dans Paris, où le réseau d’égout construit progressivement depuis 1860 a été dimensionné non seulement pour être visitable afin d’en permettre la maintenance mais encore pour recevoir les conduites d’eau alimentant les abonnés. Ces égouts ont été aussi utilisés ensuite par d’autres concessionnaires de service public chargés de mettre en place des réseaux de téléphone ou de transport d’informations par air comprimé (transport des pneumatiques).
Aujourd’hui, à l’exception des services assurant le transport d’eau sous toutes ses formes (eau potable, non potable, eau réfrigérée), cette cohabitation est devenue très difficile sous l’effet des contraintes inhérentes au personnel de maintenance des matériels, conduisant les concessionnaires à chercher une certaine indépendance en installant leurs ouvrages dans un profil indépendant.
Les réseaux enterrés, nécessaires à la desserte des usagers, se sont densifiés progressivement et ont des emprises souterraines de plus en plus importantes, jusqu’à saturation du sous-sol sur les premiers mètres de profondeur.
Parmi les différents procédés de construction récents, l’emploi de
mini et de microtunneliers
est une solution permettant de réaliser un
ouvrage souterrain non visitable, sans tranchée, dans tous les types de sol, à des profondeurs allant de 2 à 20 m, avec une bonne précision d’implantation, en contournant les ouvrages existants
. Seuls les puits provisoires d’accès, relativement écartés, révèlent l’existence du chantier.
Par ailleurs, les décideurs politiques attachent de plus en plus d’importance aux procédés de construction des réseaux souterrains sans tranchées car les terrassements importants génèrent des nuisances de moins en moins tolérées par le public et la collectivité locale qui en supportent les coûts sociaux. Ces nuisances difficilement chiffrables ont de nombreux impacts. Il s’agit entre autre :