Les technologies quantiques connaissent aujourd’hui un essor remarquable,
porté par la maîtrise des états quantiques individuels (superposition,
intrication, non-clonage). Cette « seconde révolution quantique »
ouvre la voie à des applications en communications, calcul et métrologie.
Les communications quantiques sécurisent les échanges au-delà
des cryptographies classiques (RSA, AES) et forment le socle du futur
Internet quantique. Les réseaux terrestres ont démontré la distribution
quantique de clés (QKD), mais leur portée est limitée par les pertes
dans les fibres optiques et l’impossibilité d’amplifier les états
quantiques (théorème de non-clonage). Des répéteurs quantiques restent
limités à ∼ 50 % d’efficacité.
Les satellites,
via
des canaux optiques en espace libre,
étendent la portée à l’échelle continentale et intercontinentale.
Cette approche, illustrée par des missions pionnières (cf. §
4.2
), constitue une
brique essentielle pour des architectures globales. Cet article présente
les concepts fondamentaux, les architectures et les défis pour des
réseaux hybrides satellite/sol, du QKD à court terme aux réseaux d’information
quantique avancés.