Le Système NAVSTAR (NAVigation System by Timing And Ranging) plus communément connu sous le nom de GPS (Global Positionning System) est un système de positionnement dans les trois dimensions (latitude, longitude, altitude), très précis et à couverture mondiale. Basé sur la réception de signaux émis par une constellation de satellites, ce système fut mis à l’étude en 1973 aux USA par le DOD (Department Of Defense), pour les militaires américains. Entré en phase expérimentale dès 1986 (les premiers satellites ont été lancés en 1978), il fut déclaré pleinement opérationnel en
février 1994
.
Ce système a modifié complètement et définitivement le paysage de la radionavigation dans cette dernière décennie du vingtième siècle.
Initialement conçu pour des applications militaires, le GPS est devenu le nouvel outil incontournable pour tous les navigateurs, géodésiens, topographes ou métrologues.
Le champ des applications de ce système est immense tant dans les domaines aéronautiques, spatiaux, maritimes ou terrestres.
Dans tous les domaines, militaires ou civils, qu’ils soient professionnels, grand public ou orientés vers les loisirs et le sport, le GPS trouve sans cesse de nouveaux débouchés et chaque année voit la mise sur le marché de matériels de mieux en mieux adaptés, de plus en plus performants et de moins en moins onéreux.
En peu d’années, le système GPS a rendu obsolète(s) la plupart des systèmes de radionavigation développés antérieurement. Ces anciens systèmes, après avoir rendu de réels services, ont vu leur influence diminuer puis leur activité s’éteindre. Qu’ils soient à bases terrestres, développés à titre privé par des industriels inventifs, comme le DECCA, le TORAN, le RANA, le SYLEDIS, l’Hyper-Fix, le MINI-RANGER ou le TRIDENT, ou développés par des organismes publics comme l’OMEGA, ou encore à bases satellitaires comme le TRANSIT, tous ont marqué le pas (cf. rubrique Radiolocalisation de ce traité) et ne subsistent à ce jour que quelques chaînes privées en exploitation itinérante.
Seul, le LORANC, encore en activité, a trouvé un espace d’existence et permet à quelques utilisateurs institutionnels de ne pas être entièrement tributaires des décisions politiques et stratégiques que le gouvernement américain peut exercer sur le système GPS qu’il maîtrise seul et entièrement.
Cette maîtrise des USA sur le système peut s’illustrer de différentes manières : dégradation volontaire du signal, extinction du signal sur certaines zones géographiques, encryptage des données diffusées par les satellites...
L’exemple récent, mai 2000, de la suppression de la SA (Selective Availability),...