Le premier problème posé par la notion de
confort
se trouve dans sa définition même. Pour différents dictionnaires (six au total), le confort correspond à l’ensemble des
commodités
(souvent celles d’une habitation) qui procure le
bien-être matériel
. Dans un seul dictionnaire, on y trouve néanmoins la notion «
d’agrément
».
Au bien-être est associée, par définition dans ces dictionnaires, « l’impression agréable qui procure la satisfaction des
besoins du corps
et
de l’esprit
». Il faut aller chercher dans la définition de « l’agréable » pour trouver la première fois, une référence aux
sens
: « est agréable tout ce qui est plaisant, doux pour les sens et l’esprit ». Notons qu’à la définition du mot
confortable
, le Littré fait une remarque intéressante : « ce mot exprime un état de commodité et de bien‐être qui approche du
plaisir
... ». Le confort semble donc dépendant de l’ensemble des commodités qui procure de l’agrément, générant une impression plaisante ressentie par les sens et l’esprit, voire même un certain plaisir. Certes, mais alors que sont ces commodités ? Par définition, c’est tout « ce qui est d’utilisation facile, qui procure l’aisance, qui remplit l’usage qu’on en attend ou qui rend la vie agréable ».
Il faut déduire de ces définitions que tout ce qui fait défaut, qui est difficile à utiliser, qui ne correspond pas aux attentes, qui gêne ou qui est désagréable, est contraire à la notion de confort.
Si l’on se cantonne à l’aspect du milieu bâti, les conditions de confort peuvent se réduire aux conditions environnementales, intérieures et aussi extérieures puisque le milieu bâti se trouve implanté au sein d’un environnement externe, certes pas ou peu maîtrisé mais réellement influant.