3. Translation de la responsabilité vers les opérateurs privés
S’il n’existe pas de régime général de responsabilité sans faute
applicable aux États, ceux-ci ont opéré dans certains domaines déterminés
une translation de leur responsabilité vers des opérateurs d’activités
dangereuses, qu’ils soient publics ou privés. Les États ont mis en
place pour ce faire des régimes promouvant, organisant et harmonisant
les règles de
responsabilité civile des « pollueurs »
(responsabilité
objective ou sans faute) et facilitant devant leurs tribunaux nationaux
le règlement des conflits qui pourraient naître en cas d’accident,
tout comme l’indemnisation des victimes. Ces régimes concernent notamment
la pollution par les hydrocarbures, le nucléaire, le transport de
déchets dangereux ou les organismes génétiquement modifiés. En pratique,
ils sont donc assez peu nombreux. Beaucoup connaissent un succès limité,
avec assez peu...
Cet article est réservé aux abonnés
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92 % à découvrir.
Déjà abonné ?
Se connecter
Lecture en cours
Translation de la responsabilité vers les opérateurs privés