Dans un premier dossier
, nous avons présenté les méthodes développées par le DIERS de dimensionnement des évents, pour le contrôle des emballements de réactions dans des réacteurs ou appareils de l’industrie chimique. Dans ce même texte, nous avons présenté de manière détaillée les méthodes applicables aux systèmes réactionnels à forte pression de vapeur (« High Vapor Systems »).
Ce second dossier concerne les « Gassy Reactions ». Dans la méthodologie du DIERS
, les «
Gassy Reactions
» sont des réactions en phase condensée qui produisent des gaz incondensables comme CO, CO
2
, N
2
, NO, N
2
O, O
2
, H
2
, HCl... Il s’agit souvent de réactions de décomposition. Lors de l’emballement d’une de ces réactions dans une enceinte, la pression dans l’enceinte est uniquement ou essentiellement liée à l’accumulation de gaz incondensables ; il n’y a pas de pression de vapeur ou cette contribution est négligeable ou encore n’est pas essentielle.
De ce fait, la température du système n’est pas contrôlable. Même si l’on parvient à limiter la pression dans l’enceinte par le fonctionnement d’un évent, il n’y a pas de puits thermique de vaporisation, l’augmentation de la température n’est pas modifiée et les réactions chimiques s’accélèrent avec l’augmentation de la température. On dit que ces systèmes réactionnels ne sont pas tempérés, ce qui signifie que la température du mélange réactionnel n’est pas liée à la pression par la relation
P
=
f
(
T
) qui serait imposée par un équilibre liquide – vapeur.
Pour ces réactions, la pression dans l’enceinte dépend du
taux de remplissage
. Plus celui-ci est élevé, plus l’augmentation de la pression est importante et la vitesse d’augmentation...