Si l’on se pose la question « Pourquoi traiter les composés organiques
volatils présents dans l’air ? », deux types d’arguments peuvent être
développés en fonction de la sensibilité, des obligations et/ou des
contraintes de chacun.
Dans un premier temps, si l’on se place
dans une approche globale
, l’impact sur la santé humaine et sur l’environnement, les écosystèmes,
l’effet de serre et le réchauffement climatique, la production anarchique
d’ozone dans les villes... sont autant de bonnes raisons pour limiter
drastiquement les rejets de COV soit à
la source par une approche
« procédés propres »
, soit à
l’émission par des procédés curatifs
. La communauté internationale s’est mobilisée, avec plus ou moins
de volonté, comme l’ont rappelé les événements de la conférence de
New York en 1997, pour lutter contre l’augmentation des émissions
anthropiques de gaz à effet de serre au travers de la convention signée
en juin 1992 à Rio. En 2015, la COP21 (21
e
Conférence des
Parties) tenue à Paris jusqu’à la COP27 (Charm el-Cheikh en Égypte)
en 2022 permettent une discussion entre États et de fixer des objectifs
de réduction des polluants émis dans l’air.
Dans un deuxième temps, la discussion peut se situer
sur un
plan réglementaire
. En effet, dans le cadre du protocole de Genève
en 1991 et de Göteborg en 1999, et amendé plusieurs fois par la suite,
sur la limitation des émissions de COV et leurs flux transfrontières,
l’Union européenne par ses directives et la France, en particulier,
via des arrêtés se sont engagées à réduire fortement ses émissions
(voir §
4
.)
Ces quelques points tentent de montrer la nécessité de réduire
les composés organiques volatils. Aussi cet article se focalisera-t-il
sur les procédés de traitement des émissions « fin de ligne » avec
quelques informations sur les méthodes de ventilation et de confinement.
Cependant, les définitions, les sources, les impacts, les méthodes
d’analyse seront aussi abordés afin de donner une vue plus globale
du domaine des COV dans l’environnement....