Présentation
RÉSUMÉ
Cet article aborde les principes de mise en œuvre de l’oxydation hydrothermale, les conceptions développées à la fois pour exploiter les propriétés remarquables de l’eau supercritique vis-à-vis de la minéralisation des déchets organiques et pour gérer les difficultés induites par le fonctionnement de procédés continus sous pression et température. Il résume quelques notions de base sur la réaction de combustion dans l’eau supercritique, et le comportement des charges salines. Il promeut l’apport de la mécanique des fluides numérique dans l’étude et l’extrapolation industrielle de ces procédés, pour lesquels le fort couplage entre chimie et thermohydraulique reste un sujet de développement.
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Hubert-Alexandre TURC : Ingénieur - Commissariat à l’Énergie Atomique, DES/ISEC/DPME/SEIP - Centre de Marcoule, Bagnols-sur-Cèze, France
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Antoine LEYBROS : Ingénieur - Commissariat à l’Énergie Atomique, DES/ISEC/DMRC/STDC/LPSD - Centre de Marcoule, Bagnols-sur-Cèze, France
INTRODUCTION
Avec l’augmentation de la production annuelle de déchets et la
raréfaction des options de mises en décharge, l’élimination et/ou
le recyclage des matériaux composant ces déchets sont devenus une
impérieuse nécessité pour nos sociétés industrielles. La gestion des
déchets organiques passe généralement par des traitements thermiques
(exemple
Depuis les premiers développements en 1980, certains procédés innovants de traitement des déchets organiques ont vu le jour et, parmi eux, les procédés dits d’oxydation hydrothermale, procédés extrêmement performants du point de vue de leur polyvalence, de leur efficacité, et de leur compacité. Ces procédés permettent la minéralisation dans l’eau supercritique, particulièrement adaptée pour le traitement de substances réfractaires, pour le traitement de substances organiques dangereuses ou toxiques présentes isolément, dans des effluents industriels, ou des eaux usées urbaines.
Les températures mises en œuvre (en dessous de 600 °C), ainsi que les effluents gazeux et aqueux générés compatibles avec l’environnement, positionnent l’oxydation en eau supercritique comme un concurrent pertinent aux procédés thermiques classiques (température entre 850 et 1 100 °C). La mise en œuvre de l’oxydation dans les conditions de l’eau supercritique, de par ses températures et ses pressions élevées, a nécessité la conception de réacteurs innovants permettant le contrôle de la réaction, ainsi que la gestion de la corrosion de la précipitation de la charge minérale. Les développements industriels de ce procédé sont présentés.
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MOTS-CLÉS
oxydation hydrothermale | eau supercritique | déchets organiques | mécanique des fluides numérique
VERSIONS
Il existe d'autres versions de cet article :
- Version archivée 1 de févr. 2017 par Hubert-Alexandre TURC, Antoine LEYBROS
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CET ARTICLE SE TROUVE ÉGALEMENT DANS :
Oxydation hydrothermale de déchets organiques liquides
Sources bibliographiques
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