Présentation
RÉSUMÉ
Les toitures végétalisées font l’objet d’un intérêt grandissant, en lien avec les politiques en faveur de la nature en ville. On leur associe de multiples bénéfices écologiques, comme l’accueil de la biodiversité, la rétention d’eau, le rafraîchissement, bien que ces derniers soient encore peu objectivement évalués dans la réalité. Afin de combler ces lacunes, l'agence régionale de la biodiversité en Île-de-France et ses partenaires ont engagé en 2017 l’étude GROOVES - pour Green ROOfs Verified Ecosystem Services - pour tenter de mieux comprendre l’écologie de ces nouveaux écosystèmes urbains et apporter des préconisations à leurs concepteurs et gestionnaires.
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Marc BARRA : Écologue - Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France, Institut Paris Région, France
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Hemminki JOHAN : Écologue - Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France, Institut Paris Région, France
INTRODUCTION
Depuis les années 90, la montée en puissance des politiques de nature en ville s’est accompagnée d’un regain d’intérêt pour les toitures végétalisées. Au côté de techniques traditionnelles, qui existent depuis des milliers d’années un peu partout dans le monde, des solutions plus standardisées et prêtes à l’emploi se sont alors rapidement développées. De multiples avantages écologiques sont généralement associés à la végétalisation des toits, qu’il s’agisse de l’accueil de la biodiversité, de la rétention d’eau, du stockage de carbone, mais ces bénéfices sont encore mal évalués dans la réalité. Afin de combler ces lacunes, et en continuité avec des travaux de recherche précédents sur le sujet, l'agence régionale de la biodiversité en Île-de-France a engagé en 2017 l’étude GROOVES (pour green roofs verified ecosystem services), avec l’appui du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), du Conservatoire botanique national du Bassin parisien (CBNPB), de l’Institut d’écologie et des sciences de l’environnement IEES-Paris et de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE-UMR Agroécologie Dijon). Trente-six toitures de typologies différentes (extensives, semi-intensives et intensives) ont fait l’objet d’analyses, via des inventaires des plantes et des invertébrés (dont les pollinisateurs) et des prélèvements de substrats, afin de mieux comprendre leur état et rôle écologique. Après trois années d’étude, les premiers résultats viennent confirmer le rôle joué par les toitures végétalisées sur l’accueil de la biodiversité et la capacité à remplir des fonctions écologiques. Ils montrent aussi des limites et une grande variation entre les formes de végétalisation, ce qui permet de dégager quelques grandes tendances pour les concepteurs et gestionnaires.
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MOTS-CLÉS
toitures végétalisées | végétalisation | nature en ville | écologie urbaine
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CET ARTICLE SE TROUVE ÉGALEMENT DANS :
Écologie des toitures végétalisées - Une étude innovante en Île-de-France
Sources bibliographiques
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