La vie est, par nature, un processus hors d’équilibre. Aussi, pour maintenir leur structure, les êtres vivants doivent-ils consommer de l’énergie et le résultat est que tout être vivant se nourrit et excrète : il prélève des matériaux dans l’environnement et rejette des déchets. La vie, par son existence même, induit donc nécessairement une perturbation de l’environnement. L’homme n’échappe évidemment pas à la règle et il est donc vain d’imaginer une société où l’homme ne modifierait pas le milieu : à partir du moment où l’on vit, on accepte de le perturber.
En fait, le défi est de limiter au maximum les conséquences fâcheuses sur les êtres humains et d’éviter de mettre en péril les formes de vie que la Nature a mis plus d’un milliard d’années à créer.
Pollution
En s’inspirant de la définition donnée par le Conseil international de la Langue française pour le concept de nuisance, on dira qu’« il y a pollution lorsque le milieu contient des substances qui comportent un risque notable pour la santé et le bien-être de l’homme, ou qui peuvent atteindre indirectement celui-ci par leurs répercussions sur son patrimoine naturel, culturel ou économique ».
La pollution se définit donc par la nature de la substance concernée, par le milieu dans lequel celle-ci peut devenir nuisible, et par ses effets sur l’homme et le milieu. Un composé donné peut en effet être totalement inerte (ou très bénéfique) dans un milieu donné et, au contraire, avoir de très graves conséquences dans un autre. C’est ainsi que les chlorofluorohydrocarbures (CFC) sont totalement inertes dans la basse atmosphère mais capables de détruire l’ozone dans la stratosphère ; de même, il n’y aurait pas de vie en dehors des océans sans l’ozone de la stratosphère (protection contre les rayonnements UV lointains du Soleil capables d’induire des mutations et des cancers), mais ce composé peut être tout à fait agressif dans la basse atmosphère ; enfin, le dioxyde de carbone est indispensable à la croissance des plantes mais l’accroissement de sa concentration dans l’atmosphère peut entraîner des changements climatiques très néfastes dans certaines régions.
Polluants
Le champ de la mesure de la pollution atmosphérique est donc très vaste et nous avons dû le limiter. En outre, du point de vue métrologique, les protocoles de prélèvement et de mesure sont très différents selon que l’on s’intéresse aux polluants gazeux ou particulaires.
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