Bien que les techniques de séparation et de détection soient de plus en plus performantes, l’analyse d’échantillons environnementaux nécessite généralement une étape de prétraitement. Celle-ci peut avoir différents objectifs comme la
préconcentration des polluants
en trop faibles teneurs pour être détectés directement, ou encore la
purification de l’échantillon
lorsque la matrice est trop complexe ou présente des interférents.
Les méthodes utilisées mettent en jeu des principes très différents selon les propriétés physico-chimiques des composés à extraire et la matrice de l’échantillon (eau, air, sols...). À titre d’exemple, la figure
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présente un classement de micropolluants en fonction de leur polarité et volatilité ainsi que plusieurs techniques d’extraction/concentration en phase aqueuse relatives aux propriétés physico-chimiques des composés.
Bon nombre de ces méthodes sont basées sur des technologies anciennes comme l’
extraction liquide/liquide par solvant
. Cette technique est pourtant encore très utilisée car elle fait l’objet de nombreuses normes. Cependant, elle présente certains inconvénients comme l’entretien de la verrerie, l’utilisation de solvants parfois toxiques et le nombre d’étapes d’extraction qui peuvent conduire à des pertes. Ces caractéristiques contribuent à rendre difficile l’automatisation de l’analyse en raison des difficultés de couplage avec les techniques de séparation et de détection.
Actuellement, la tendance est plutôt de s’orienter vers des
protocoles rapides, peu coûteux et automatisables
. Cela permettrait...