RÉSUMÉ
L'étude des vibrations est un domaine qui se développe considérablement, mais reste très complexe. Cet article fournit les bases indispensables pour mener à bien un projet d'analyse vibratoire. Il indique les théories mathématiques, définit les notions de base pour utiliser les équipements, et notamment les analyseurs en temps réel. Enfin, des exemples simples montrent la nécessité de confronter au maximum les résultats obtenus par voies analytique, expérimentale et informatique.
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INTRODUCTION
L’étude et l’analyse des vibrations (ou signaux) ont pris, au cours des dernières années, un essor considérable en raison du développement de techniques de plus en plus sophistiquées et de besoins les plus variés dans différents domaines : mécanique (transports, machines...), acoustique, optique, transmissions, etc.
Les préoccupations actuelles peuvent être, très schématiquement, divisées en trois catégories.
La première, théorique, a trait au
calcul dynamique des structures
en tant que prolongement de la
résistance des matériaux
et de la
mécanique des milieux continus
. S’il est possible dans les cas simples, c’est-à-dire pour un nombre restreint de problèmes, de calculer le comportement de celles-ci et leur isolation pour limiter les nuisances, dans la majorité des cas, les méthodes analytiques deviennent insuffisantes pour obtenir, par exemple, les fréquences de résonance d’ordre élevé de systèmes continus. Ainsi le calcul des premiers modes propres d’une poutre d’axe rectiligne, de section constante, encastrée à une extrémité, libre à l’autre, ne pose pas la moindre difficulté ; par contre, si on lui associe une ou plusieurs autres poutres de directions et de sections différentes, les solutions deviennent quasi impossibles à trouver. Et pourtant, dans de nombreux cas, il faut absolument connaître ces fréquences car, pour des raisons d’économie de matière, les constructions sont de plus en plus légères donc appelées à
vibrer
pour de basses fréquences, en général situées dans des zones dangereuses pour la structure ou son environnement.
La deuxième concerne une aide extrêmement précieuse, bien que relativement récente, apportée aux bureaux d’études par la mise sur le marché d’
ordinateurs et de micro-ordinateurs associés à des progiciels
très performants fondés sur la
méthode des éléments finis
, d’un coût non prohibitif, rendant la partie calcul aisée. Si dans la plupart des cas les résultats sont valables, la plus grande prudence doit être de rigueur lors de l’exploitation des résultats, certains progiciels estompant, par exemple, des modes propres intermédiaires. Cela amène à tempérer, lors de la prise en main de l’outil informatique, l’ardeur des novices pour ces méthodes séduisantes de calcul, car, si elles permettent de prévoir le comportement de structures impossibles à envisager avec la seule aide de la calculette, l’opérateur doit rester extrêmement vigilant et critique vis-à-vis des valeurs affichées à l’écran, d’autant plus qu’il n’a...
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