Cet article intéresse en premier lieu les
industries d’assemblage
qui offrent une grande diversité de produits finis décrits, en général, dans un catalogue précis proposé aux clients. C’est le cas de l’automobile, des grands ordinateurs, des véhicules industriels, de l’ameublement, de l’aéronautique, etc. La diversité des produits est suffisamment élevée pour rendre la vente, à partir du stock de produits finis, totalement impossible (aéronautique) ou partiellement réalisable seulement (automobile).
La démarche consiste à produire directement des produits finis commandés par les clients, tout en respectant un délai court (une à trois semaines, hors transport dans l’automobile). Ce délai est beaucoup plus court que l’ensemble des délais de production incluant aussi tous les délais d’approvisionnement auprès des fournisseurs (3 à 8 mois dans l’automobile).
La méthode décrite ici est voisine de celle utilisée et mise au point par la société Toyota, depuis la fin des années 1970. Elle répond au problème posé et permet néanmoins de piloter les flux industriels dans des conditions de simplicité et d’efficacité.
Les «
flux pilotés par l’aval
» constituent une solution alternative aux méthodes classiques basées sur une planification des productions par les prévisions (genre MRP, Management des Ressources de Production).
Bien que les « flux tirés » puissent être appliqués dans un grand nombre de produits et de métiers, des exemples pris dans l’industrie automobile, précisément le groupe PSA, illustreront les propos.
Enfin, le vocabulaire concernant cette méthode n’est pas encore stabilisé, les trois expressions suivantes ayant la même signification :
L’expression « flux pilotés par l’aval » illustre le mieux les principes de base de cette méthode.