La mise en place d’un système de sonorisation dans une salle doit répondre à un certain nombre d’impératifs qui comportent des aspects à la fois acoustiques, électroacoustiques, perceptifs et esthétiques. Les différentes sections du cahier des charges qu’il convient d’examiner en priorité sont :
a) la
qualité sonore de la chaîne de restitution
: cette qualité tient, pour une grande part, dans les performances « haute-fidélité » de la chaîne de retransmission. Elle inclut nécessairement la prise en compte du rapport signal-bruit, le respect des timbres, l’absence de distorsion et le contrôle des contre-réactions et des couplages. Elle doit éventuellement offrir la possibilité d’introduire des effets spéciaux : stéréophoniques, panoramiques, filtrages, déphasages, retards, etc. ;
b) la
qualité sonore aux points d’écoute
, sachant qu’elle implique l’étude de deux familles de critères :
c) l’
uniformité de répartition du niveau sonore global
sur la scène et dans la salle pour toute l’échelle dynamique ;
d) le
respect de l’équilibre des sources en tout point de la salle
: cet équilibre inclut les niveaux sonores relatifs de chaque source ainsi que leur répartition spectrale (timbre, couleur et hauteur apparente) ;
e) la
localisation cohérente
, c’est-à-dire la coïncidence entre positions « visuelle » et « auditive » des sources ;
f) l’
impression spatiale
adaptable à la nature de l’œuvre ;
g) la
recherche d’une clarté optimale
sur la scène ;
h) la
recherche d’un coût minimal
impliquant :
une bonne répartition des investissements relatifs au traitement de la salle, au nombre de sources et à leur qualité ;
un ajustement adapté des puissances électroacoustiques mises en jeu.