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INTRODUCTION
La découverte de nouveaux oxydes magnétiques appelés ferrites au début du siècle a motivé tout d’abord de nombreux théoriciens
qui ont tenté d’expliquer leurs propriétés magnétiques. C’est à partir
des années 1940 que Louis Néel a commencé à élaborer sa théorie du
ferrimagnétisme qu’il a appliqué à l’ensemble des ferrites avec succès.
Cette théorie décrit essentiellement les propriétés magnétiques statiques
de ces matériaux : aimantation à saturation et température de transitions.
Par la suite, on a découvert de nombreuses applications à ces nouveaux
matériaux, notamment pour les utilisations à haute fréquence rendues
possibles grâce à leur résistivité électrique élevée (> 1 Ω · m) qui
caractérise la plupart des oxydes.
Outre la résistivité, les paramètres essentiels qui caractérisent
les ferrites sont :
l’aimantation à saturation Ms : elle varie de
0,15 à 0,60 T ;
le champ d’anisotropie Ha : il caractérise la
rigidité avec laquelle l’aimantation est maintenue dans des directions
privilégiées du cristal. Plus l’aimantation peut se déplacer facilement
sous l’action d’un faible champ magnétique extérieur, plus le matériau
a un champ coercitif faible, une perméabilité grande et des pertes
faibles si les fréquences d’utilisation ne sont pas trop élevées.
On appelle ferrite « dur » un ferrite « difficile » à aimanter
présentant des champs coercitif et d’anisotropie élevés (Ha > 100 kA/m) et « ferrite doux » un ferrite « facile » à aimanter
présentant des champs coercitif et d’anisotropie faibles (Ha < 10 kA/m).
Les ferrites de structure cristallographique hexagonale comme
la magnétoplombite (hexaferrites) sont anisotropes. Leurs propriétés
dans le plan de base (a,b) sont très différentes de celles suivant
l’axe c perpendiculaire. Ce sont des matériaux magnétiques durs et
sous forme polycristalline on les utilise principalement pour la production
d’aimants permanents. Les ferrites hexagonaux les plus répandus sont
les hexaferrites de strontium (baryum) de type M de composition chimique
SrFe12O19(BaFe12O19).
À la différence des hexaferrites, les ferrites doux sont
isotropes. Ils ont une structure cristallographique cubique et peuvent
être classés en deux groupes selon leurs applications techniques.
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Ferrites faibles pertes pour applications fréquentielles