Le terme
fonderie
définit aussi bien
les installations métallurgiques dans lesquelles on fond les métaux
et où on les coule dans des moules pour leur donner la forme des objets
à fabriquer, que l’ensemble des opérations nécessaires à leur production.
C’est, tout à la fois, un art et un métier dont les origines remontent
à plusieurs millénaires avant notre ère, utilisant et mettant en œuvre
des techniques aussi diverses que variées, comme le moulage, le noyautage,
la métallurgie, la fusion et la coulée des métaux et alliages métalliques,
les traitements thermiques, la finition, le parachèvement des pièces,
etc.
La fonderie, c’est aussi une industrie produisant des pièces de
toutes natures, en toutes quantités, de la façon la plus économique
à partir de matières premières brutes (ferrailles, déchets de tôles,
bocages), contrairement à certaines techniques concurrentes (forgeage,
mécanosoudage...) utilisant des produits semi‐finis comme les tôles
neuves, les barres et billettes en acier de toutes nuances, élaborés
par la sidérurgie.
La fonderie a pu améliorer constamment ses performances grâce
aux progrès de toutes ses composantes techniques, tant en précision,
qu’en fiabilité, lui permettant de concurrencer, voire de remplacer,
dans des emplois très sévères ou de sécurité, des pièces habituellement
fabriquées par d’autres techniques (forgeage par exemple) comme des
vilebrequins de moteurs ou des bras de suspension pour les véhicules
automobiles. Toutes ces évolutions et tous ces avantages expliquent
la très grande diffusion des pièces de fonderie dans toutes les branches
de l’industrie, et les capacités de progrès de cette technique laissent
entrevoir de plus larges applications dans l’avenir.