Le brevet de Lueg en 1936
[1]
est généralement cité
comme fondateur du concept de contrôle actif ; mais force est de constater
avec A. Roure
[2]
que, s’il est indéniable que « le contrôle actif, mais oui, ça marche »,
les applications industrielles ne sont pas légion soixante‐cinq ans
plus tard, malgré l’avènement de processeurs numériques suffisamment
rapides pour implémenter la plupart des applications.
Les premières applications industrielles ont toutefois été surtout
acoustiques, en particulier pour contrôler le
bruit de ventilateurs
dans des conduits de ventilation et de conditionnement d’air, aboutissant
aujourd’hui à de véritables produits industriels.
Un autre domaine ayant donné lieu à industrialisation précoce
avec un succès réel est celui du contrôle du
bruit résiduel dans
la cavité interne de casques antibruit.
Le contrôle actif des vibrations est a priori plus complexe pour
les raisons suivantes :
plusieurs ondes coexistent à une fréquence donnée
[R 3 140]
, avec des célérités qui varient cette fois avec la fréquence ;
les conditions aux limites présentent une grande importance ;
les structures en jeu sont très rarement unidirectionnelles.
Un enjeu fort a toutefois été identifié depuis le milieu des années
1980 dans le domaine de la maîtrise nécessaire des
émanations acoustiques
des sous‐marins
porteurs de la force stratégique de dissuasion,
amenant à des investissements significatifs de recherche et développement
dans le domaine du contrôle actif des vibrations en France. C’est
l’origine principale des développements de «
plots actifs
»
ou de
paliers magnétiques actifs
...