Un modèle de système mécanique est une abstraction d’une réalité observée. En général, il se traduit par un ensemble d’équations de comportement dont la résolution permet d’obtenir des valeurs numériques. Les résultats sont alors utiles soit pour comprendre ou prévoir le comportement, soit pour concevoir et même commander le système lui-même. Naturellement, un modèle est capable de prédictions limitées dans un domaine de validité défini. Ainsi, le succès d’une conception dépend pour une part de la représentativité des modèles utilisés. En plus, au cours de la conception, le degré de complexité des modèles utilisés évolue du plus bas au plus élevé. Enfin le temps, les moyens et l’énergie dont on dispose pour établir un modèle et résoudre les équations restent limités : des simplifications, en globalisant les causes et les effets, sont souvent nécessaires.
La création d’un modèle repose pour une large part, sur la perception que peut avoir un ingénieur - concepteur du fonctionnement du système. Cette perception est rendue difficile soit par le nombre de pièces qui interagissent, soit par l’échelle géométrique (grande ou petite) où se produisent les phénomènes, soit par le temps de déroulement des opérations. Dans le cas des synchronisateurs de boîtes de vitesses mécaniques, le temps global de fonctionnement est court avec des phases successives variées, l’imbrication de tous les éléments est grande et la position géométrique de chaque élément dépendante. La modélisation doit donc aborder tous ces aspects.
Cet article vient à la suite de l’article
« Synchronisateurs des boîtes de vitesses. Caractéristiques » et précède l’article
« Synchronisateurs des boîtes de vitesses. Comportement ».