RÉSUMÉ
Cet article montre les enjeux et décrit les méthodes utilisées pour étudier la vaporisation et la combustion de gouttes dans les moteurs. Est d'abord présentée l'atomisation à partir de nappes liquides, en passant par l'étape possible des ligaments. L'évolution d'une goutte est ensuite étudiée dans le cadre d'hypothèses plus ou moins classiques, puis celle d'un brouillard dont les lois de comportement sont établies. L'aspect expérimental est évoqué à propos des moteurs Diesel, mais surtout au sujet des moteurs de fusées à ergols liquides.
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AUTEUR(S)
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Roger PRUD'HOMME
: Directeur de recherche émérite Sorbonne Universités, UPMC Univ. Paris 06, UMR 7190, Institut Jean Le Rond d'Alembert, Paris, France - CNRS, UMR 7190, Institut Jean Le Rond d'Alembert, Paris, France - Ancien Consultant à l'Onera/DEFA
INTRODUCTION
Bien connaître les phénomènes en présence, savoir calculer l'évolution d'une goutte ou d'un ensemble de gouttes pour mieux prévoir les performances des moteurs est un objectif qui reste d'actualité. D'abord on a intérêt à ce que l'évaporation et la combustion aient lieu à l'intérieur du moteur et non dans le pot d'échappement (moteurs dits à explosion) ou dans la tuyère (moteur-fusée à ergols liquides par exemple). Il est bon de rappeler par exemple qu'un premier calcul de la taille d'un moteur de fusée est fait à partir de l'estimation de la longueur nécessaire à la combustion complète d'une goutte de combustible injectée à l'entrée de la chambre de combustion. Améliorer l'efficacité de la combustion pour obtenir de meilleurs rendements, mettre au point des moteurs moins polluants sont des motivations actuelles et d'avenir pour les recherches dans ce domaine. Ces rappels montrent l'importance capitale du sujet abordé au travers de quelques-uns des problèmes posés par l'évaporation et la combustion de gouttes.
Dans cet article, le paragraphe
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est consacré à la génération de gouttes, naturelles (la rosée) ou artificielles (l'injection dans les moteurs, les sprays). Est donc étudiée la formation de sprays par déstabilisation de nappes liquides planes, cylindriques ou coniques. Une place particulière est accordée aux moteurs Diesel. La détermination de la distribution en taille des gouttes est présentée par la méthode du maximum d'entropie appliquée aux nappes minces. Cette méthode atteint ses limites lorsque l'on veut étudier l'atomisation de jets épais, comme c'est le cas dans les moteurs fusées cryotechniques. Une autre méthode consiste à étudier la formation des gouttelettes à partir des ligaments.
Le paragraphe
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Vaporisation et combustion de gouttes dans les moteurs