RÉSUMÉ
Les problèmes posés par l’évaporation et la combustion des gouttes constituent un sujet capital et fortement d’actualité lors de l’étude de la performance des moteurs et de leur rendement. Cependant, bien des comportements restent encore mal expliqués. Cet article débute par la présentation de la génération de gouttes, naturelles ou artificielles. Puis, il étudie la combustion d’une goutte seule, avant de s’intéresser aux ensembles de gouttes, avec l’introduction des lois d'interaction particule-gaz. Sont ensuite présentées des expériences plus ou moins fondamentales, portant sur la micropesanteur et le banc de simulation Mascotte de l'Onera, qui tentent d’illustrer les différents problèmes posés en matière de modélisation de combustion de gouttes.
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INTRODUCTION
Bien connaître les phénomènes en présence, savoir calculer l'évolution d'une goutte ou d'un ensemble de gouttes pour mieux prévoir les performances des moteurs est un objectif qui reste d'actualité. D'abord on a intérêt à ce que l'évaporation et la combustion aient lieu à l'intérieur du moteur et non dans le pot d'échappement (moteurs dits à explosion) ou dans la tuyère (moteurs-fusées à ergols liquides par exemple). Il est bon de rappeler par exemple qu'un premier calcul de la taille d'un moteur de fusée est fait à partir de l'estimation de la longueur nécessaire à la combustion complète d'une goutte de combustible injectée à l'entrée de la chambre de combustion. Améliorer l'efficacité de la combustion pour obtenir de meilleurs rendements, mettre au point des moteurs moins polluants sont des motivations actuelles et d'avenir pour les recherches dans ce domaine. Ces rappels montrent l'importance capitale du sujet abordé au travers de quelques-uns des problèmes posés par l'évaporation et la combustion de gouttes.
Dans la première partie (paragraphe
1
) il est question de la génération de gouttes, naturelles (la rosée) ou artificielles (l'injection dans les moteurs, les sprays). Est donc étudiée la formation de sprays par déstabilisation de nappes liquides planes, cylindriques ou coniques. Une place particulière est accordée aux moteurs Diesel. La détermination de la distribution en taille des gouttes est présentée par la méthode du maximum d'entropie appliquée aux nappes minces. Cette méthode atteint ses limites lorsque l'on veut étudier l'atomisation de jets épais, comme c'est le cas dans les moteurs-fusées cryotechniques.
La seconde partie (paragraphe
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Évaporation et combustion de gouttes dans les moteurs