La normalisation se développe actuellement sur des produits de marché mondial, des méthodes d’essais et des méthodes de gestion telles que le management et l’assurance de la qualité. Elle est l’objet d’un intérêt croissant de la part des États-Unis et du Japon depuis le développement récent de la normalisation européenne.
Globalement, elle favorise une évolution des économies vers la mondialisation :
importance croissante des échanges internationaux (biens d’investissement, biens de consommation) ;
efforts des gouvernements pour harmoniser les différentes réglementations nationales (OMC, ONU...).
Plus localement, la normalisation permet à l’entreprise de :
rationaliser et mieux gérer les fabrications, donc réaliser des économies d’échelle et des gains de productivité ;
élever les seuils de qualité des produits ;
simplifier les relations commerciales ;
accéder à la certification (ou preuve de conformité aux normes) ;
mettre en place un système d’assurance qualité ;
limiter les risques.
La normalisation permet également à une profession ou à un secteur industriel, tels que ceux des moteurs, de la technique du vide et des machines hydrauliques et thermiques, de développer une stratégie pouvant dépasser le cadre national. Les normes représentent par voie de conséquence des enjeux économiques considérables pour les pays qui participent à la normalisation, leur technologie étant ainsi promue.
Dans ces domaines d’activité les grands acteurs de cette compétition mondiale sont à présent l’Allemagne, le Royaume-Uni, les États-Unis et bien entendu la France. La prise en charge de secrétariats internationaux au sein de l’ISO ou européens dans le cadre du CEN sont représentatifs de l’importance accordée par les industriels à la normalisation puisque cette dernière demeure la plupart du temps d’application volontaire, contrairement à la réglementation.