Le présent article établit et utilise dans différents exemples
(fusées, missiles mais aussi avions…) les lois de conception simplifiées
pour une croisière, une accélération et un vol balistique initialement
propulsé.
Trois formules sont en effet retenues pour le cas d'un vol non
propulsé (avec une vitesse initiale en général obtenue par la propulsion
initiale), en vol plané ou balistique. Des exemples montrent combien
il faut en connaître les hypothèses et vérifier qu’elles sont applicables
avant de se tromper considérablement en les appliquant. Ces formules
permettent d’introduire la finesse aérodynamique et le coefficient
balistique.
Les deux autres formules correspondent à deux cas particuliers
d'utilisation de la propulsion : une accélération d'une vitesse à
une autre ou un vol de croisière (avec deux expressions dont les auteurs
sont restés célèbres : les formules de Tsiolkovski et Breguet). La
première permet de dimensionner la masse de propergol pour le « booster »
d’un missile ou la vitesse atteinte par une fusée à plusieurs étages.
La seconde permet de calculer la portée en fonction de la propulsion
et de l’aérodynamique d’un missile ou d’un avion.
Les expressions simplifiées du présent article permettent ainsi
un prédimensionnement fiable mais estimatif, qui sera confirmé ensuite
lors d'un projet par des modèles plus précis et des calculs de trajectoires
détaillés.
Les exemples et les données fournies sont tirés de la littérature
ouverte, les applications de ces moteurs conduisant forcément à des
restrictions sur certains points particuliers de ces systèmes propulsifs
d'un point de vue commercial ou militaire. Il s’agit ici d’un missile
antichar, d’avions de ligne plus ou moins rapides, de la fusée Saturn V
du programme Apollo et d’un ancien missile balistique de portée intermédiaire.
Le lecteur trouvera en fin d'article un glossaire des termes utilisés.