La
mise au point des moteurs thermiques
permet de définir les réglages optimums à apporter aux définitions faites par les bureaux d’études. Différents types d’essais sont nécessaires pour effectuer ces travaux et leur réalisation nécessite des bancs d’essais. Ceux-ci sont des machines de plus en plus complexes et onéreuses et leur coût d’exploitation exige une automatisation maximale.
Les essais servent, entre autres, à qualifier les performances d’organes ou de moteurs complets. L’un des intérêts est d’avoir une vision exhaustive du champ complet des performances du moteur afin que les équipes, intervenant sur la mise au point du moteur dans le véhicule, puissent qualifier l’influence d’un réglage sur les mesures obtenues, lors de la mise au point suivant des cycles normalisés antipollution par exemple.
Un autre intérêt est de valider des codes de calculs de simulation et de permettre une corrélation entre les valeurs obtenues lors des essais et les valeurs théoriques obtenues par calcul. Les valeurs obtenues lors des essais nécessitent une accréditation des moyens de mesure pour être sûr de la validité des valeurs mesurées.
Les résultats d’essais permettent d’enrichir des bases de données et ainsi de diminuer à terme la quantité d’essais nécessaire à l’obtention d’un produit final conforme aux exigences diverses.
L’ensemble des essais à réaliser pour un objectif donné doit être optimisé grâce aux plans d’expérience.
Tous ces critères permettent la diminution des temps de développement des moteurs, axe général de travail des ingénieurs motoristes.