L’étude
ne concernera que les machines d’usinage des métaux.
La quasi‐identité de la plupart des organes de toutes les machines d’usinage, soulignée par les définitions
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, nous permettra de n’en étudier qu’une seule, qu’on choisira volontairement
atypique
; aussi bien élément de machine universelle que tout ou partie d’une machine spéciale, elle nous permettra de ne décrire qu’une fois ses principaux composants. Bon nombre, cependant, seront absents de certaines machines : leur étude ou leur utilisation ne les prendra simplement pas en compte, sans pour autant remettre en cause l’architecture ou la technologie de la machine type.
Il faut cependant noter une évolution qui a commencé avec la Première Guerre mondiale, mais qui est loin d’être achevée : c’est la tendance à l’
automatisation intégrale.
L’
automatisation
est devenue une réalité dans les industries du textile dès la fin du XVIII
e
siècle (cf. Jacquard 1752‐1834). Les premières machines‐outils entièrement automatiques, les décolleteuses, nées à la fin du XIX
e
siècle, n’étaient capables que d’usiner des pièces relativement simples et fabriquées en grande série, généralement tirées de métaux en barres (cf. Brown et Sharp ; Jung). C’est la guerre sous‐marine qui, rendant problématique l’exportation de céréales des États‐Unis vers la Grande‐Bretagne, poussa au développement du machinisme agricole dans ce même pays, contraint de devenir autosuffisant pour ce qui est de la nourriture. La première usine moderne de tracteurs y fut alors installée par Henry Ford (1863-1947). De nos jours et depuis des décennies, la génération des machines-transferts, des machines à commande numérique, des systèmes flexibles de fabrication, des machines d’assemblage automatique et de bien d’autres, toutes machines sur lesquelles l’homme n’intervient pratiquement plus en temps réel, n’a pas encore modifié l’architecture des machines et leurs composants de façon radicale.
Cela procède sans doute de la volonté consciente ou inconsciente de maintenir les machines‐outils...