Comme dans la plupart des technologies, l’expérience permet, dans les transmissions hydrostatiques, de cerner et de maîtriser un certain nombre de problèmes récurrents.
Le traitement de ces problèmes fait appel à des notions de mécanique générale : vibrations, acoustique, lubrification, pollution, métallurgie, etc.
La spécificité de ces problèmes dans les transmissions hydrostatiques vient des ordres de grandeur pratiqués, aussi bien pour les contraintes dans les fluides, que pour les aspects tribologiques des pièces frottantes.
Par exemple, un écoulement par détente d’un fluide sous une pression de 300 bar engendre des vitesses de l’ordre de 250 m/s. Un patin hydrostatique ou hydrodynamique d’une hauteur moyenne de 3 µm, entre deux pièces en mouvement relatif de 15 m/s, engendre un cisaillement (gradient de vitesse) de 5 × 10
6
Hz. De telles valeurs ne se rencontrent pas en mécanique classique.
Il est donc nécessaire, en reprenant les méthodes élémentaires d’analyse des phénomènes physiques, de dégager quelques mécanismes prépondérants pour, si possible, les maîtriser.