Le but des articles qui suivent est d’
analyser les situations dans lesquelles il s’avère utile d’inclure un enregistreur dans une chaîne de mesure
et, le cas échéant, en fonction de la mission à remplir, de fournir quelques éléments pratiques pour le
choix de cet enregistreur
.
On peut distinguer trois raisons principales pour considérer l’enregistrement dans un système.
■ Le besoin de
visualiser un phénomène
: l’observation des affichages instantanés d’indicateurs, surtout s’ils sont nombreux et les phénomènes lents, où la lecture de relevés numériques de mesure ne permettent pas à l’esprit humain d’effectuer rapidement la synthèse d’une situation ou l’analyse de son évolution ; le tracé de l’amplitude d’un ou plusieurs paramètres, en général en fonction du temps, fait apparaître d’un seul coup d’œil les tendances ou les corrélations entre grandeurs.
■ La nécessité de
conserver une archive
; cette contrainte d’origine technique ou réglementaire se retrouve dans la plupart des secteurs d’activité (suivi de l’évolution des caractéristiques d’un matériel au cours de son exploitation, constitution d’une bibliothèque de cas réels, en particulier lorsqu’ils sont rares ou coûteux à reproduire, preuve qu’un équipement a subi avec succès ses essais de qualification, etc.).
■ Le souhait de pouvoir
analyser ou traiter un phénomène en temps différé
: ce peut être une nécessité physique si l’événement est unique ou s’il dépasse dans son état brut les capacités des matériels de transmission ou de traitement ; mais ce besoin se retrouve également lorsque l’on veut éviter d’emporter sur le terrain des dispositifs d’analyse en temps réel lourds et fragiles, lorsque l’on désire échanger des résultats d’essais entre laboratoires ou utiliser des données réelles en simulation pour la mise au point de matériels.
La constitution des chaînes de mesure a considérablement évolué au cours de la dernière décennie avec la banalisation de solutions de type informatique associées à des périphériques de mémorisation, de visualisation ou d’édition.
Ces périphériques satisfont souvent les besoins ci-dessus. Les enregistreurs décrits plus loin s’avèrent toutefois indispensables en l’absence d’outil informatique d’acquisition de mesures, que l’application soit trop simple ou trop spécifique, ou en l’absence de périphérique standard répondant au besoin, particulièrement lorsque les rythmes sont prohibitifs.
Les techniques d’enregistrement décrits plus loin sont de trois...