Mesurer une surface optique à l’aide d’un interféromètre à balayage
de phase est une technique assez simple et rapide à mettre en œuvre
. Assurer
une démarche métrologique permettant d’assurer la validité des résultats
obtenus est une chose plus difficile à appréhender. Une bonne maîtrise
de la mesure passe par des procédures d’étalonnage des instruments
régulières, la mesure d’objets conservés pour l’observation des dérives
et des comparaisons interlaboratoires.
Suite à la volonté d’améliorer la démarche métrologique de certains
laboratoires de métrologie académiques, le ROP a mis en place un Groupe
de Travail dénommé GT métrologie comparative sur les mesures en interférométrie
pour l’analyse de surfaces et de rugosités.
Le but de cette métrologie comparative a été, par l’intermédiaire
de la mesure de miroirs plans et sphériques, de comparer les différentes
méthodes de mesure et d’analyse de chacun des participants. Puis,
à partir des résultats obtenus, de faire émerger une méthodologie
commune.
Les participants se sont, au préalable, réunis plusieurs fois
pour échanger sur leur méthode de travail et leur technique de mesure.
C’est ainsi que les objets tests ont été définis et que certains participants
ont fourni des objets pertinents pour observations souhaitées : capacité
de reconstruction des basses et moyennes fréquences spatiales (de
1 mm
–1
à 1 cm
–1
), limite de capacité de mesure
des instruments en planéité et rugosité.
Pour cela, 3 miroirs en silice ont été échangés au cours de cette
intercomparaison : 2 miroirs plans et 1 miroir sphérique.
De la même manière, deux substrats, de 1 pouce de diamètre, l’un
en silice, l’autre en silicium, ont été échangés pour des mesures
de rugosité.