Bien que le principe de mesure soit connue depuis 1830, les premiers débitmètres électromagnétiques industriels ne sont apparus en Hollande que dans les années 1950.
Depuis cette date cette technologie n’a cessé de progresser, bénéficiant des nouvelles connaissances scientifiques et techniques. Par exemple, les nouveaux matériaux ont permis au capteur d’étendre son champ d’application. C’est aujourd’hui sans conteste le débitmètre le plus vendu. C’est aussi le moins contraignant à utiliser et le moins cher du marché si on prend en compte le rapport qualité de la mesure/prix.
Malgré ses 60 ans, cette technologie n’a rien perdu de son dynamisme. Chaque année ou presque, une avancée nouvelle est disponible sur le marché. La dernière en date est la mise sur le marché de DEM autonomes, c’est-à-dire sans alimentation électrique extérieure. Ils sont équipés de batteries qui leur donnent une autonomie de 3 à 15 ans selon les constructeurs (voir paragraphe
7.6
).
Bien sûr de telles innovations ne sont possibles que grâce au dynamisme des quatre ou cinq grands constructeurs mondiaux qui ont engagé d’importants investissements en recherche et développement.
En France
,
nous utilisons souvent le terme de « DEM »
pour parler des débitmètres électromagnétiques (MID en Allemagne).
Les avantages des DEM sont multiples :
Les débitmètres électromagnétiques ne gênent en rien l’écoulement du fluide ; par conséquent,
ils ne font pas intervenir de pertes de charge
dans le système, ils ont une
réponse linéaire
, avec une large gamme de diamètres de conduite (de quelques 2 mm à 3000 mm), et ont la capacité de mesurer un
écoulement bidirectionnel
. Le choix approprié des électrodes et des matériaux constituant la manchette leur permet d’être utilisés pour une
grande variété de liquides agressifs et corrosifs
. Ils sont particulièrement utilisés pour la mesure de boues contenant...